Toutes les discothèques pourront désormais fermer à 7h en France
Écrit par Androland Samedi, 02 Janvier 2010 00:32
Les horaires de fermeture des discothèques enfin uniformisés en France. Désormais, les derniers noctambules devront avoir quitté les établissements de nuit à 7h, alors que les horaires variaient auparavant selon les autorisations préfectorales. Le décret paru au Journal Officiel crée par ailleurs une "heure blanche" qui obligera les établissements arrêter de vendre de l'alcool une heure et demie avant la fermeture.
Ces nouveaux horaires limiteront notamment le "nomadisme nocturne", s'est réjoui mardi le Syndicat national des discothèques et des lieux de loisirs (SNDLL), qui note que les fêtards prenaient parfois leur voiture lorsque leur discothèque fermait pour en rejoindre une autre ou un after, alors que d'autres "traînaient dans les rues", en attendant la réouverture des transports.
Le SNDLL, qui réclamait cette décision depuis 30 ans, salue donc cette "harmonisation" et cette nouvelle "équité entre zones frontalières et entre départements", qui mettent fin à une "véritable discrimination administrative": jusqu'à présent, les préfectures "accordaient leurs autorisations à la tête du client", a déclaré à l'Associated Press son président, Patrick Malvaës.
Ces horaires plus tardifs et semblables pour toute la concurrence permettront, souligne-t-il, de rendre les discothèques "plus attractives, de réduire l'insécurité routière, d'échelonner et de mieux contrôler les départs de boîte".
Et il y avait urgence car "le monde de la nuit" se meurt, a jugé Laurent Lutse, président de la Fédération nationale des cafés, brasseries et du monde de la nuit (FNCBMN) au sein de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH). Il reste aujourd'hui "seulement 2.400 discothèques contre 10.000 à la belle époque". Ce décret rendra possible des "embauches" dans la profession, une "modernisation" des structures et des activités proposées, assure-t-il à l'AP.
D'après M. Lutse, les expériences d'une fermeture à 7h, menées à Lille, Nantes et dans les Ardennes, auraient permis de faire baisser le nombre d'accidents de la route de 25%. AP




