Et bien, tout a commencé en 2007. Nous nous connaissions depuis l’école secondaire et nous avions déjà à ce moment-là tous les deux une véritable passion pour la musique. Nous avons produit pendant quelques années mais presque jamais ensemble. Un jour, nous avons débuté une collaboration et avons travaillé sur des morceaux qui n’étaient pas aboutis. Nous avons téléchargé notre travail sur internet et en quelques jours, tout le monde parlait de nous sur les forums dédiés au hardstyle. Nous avons donc répondu à toutes les questions à notre propos, qui nous étions et d’où nous étions originaires. Le même jour, Brainkicker nous a demandé de sortir un morceau sur DJU Black. C’était déjà un très bon départ, naturellement ! Ensuite, nous avons sorti “Indeep” et “The Cube” et ce furent de grands succès. A partir de cet instant, tout s’est enchaîné très rapidement. Nous avons mis sur pied une agence de booking, nous avons eu des dates partout dans le monde et nous avons fait des rencontres dans le monde du hardstyle, dont la plus importante fut Tatanka. Il nous a beaucoup soutenu et nous a également offert notre label. C’était une grande chance et nous avons su la saisir à deux mains, ce qui nous a amené où nous en sommes aujourd‘hui, une multitude de soirées et de productions plus tard.
02) Vous expliquez à travers votre biographie que d'une part, l'un d'entre vous portait un intérêt à la production de trance et hardtrance alors que l'autre était passionné par les tables de mixages et les sets aux styles électroniques variés qu'il réalisait lors de soirées à son club local en tant que dj. C'est par la suite que vous vous êtes lancés dans le hardstyle. Pourquoi ce choix alors que vous produisiez de la trance? Quel lien établissez-vous entre la trance et le hardstyle?
Rick: En effet, je produisais surtout de la trance et de la hardtrance mais je m’intéressais déjà au hardstyle. Il y a eu une période au début de l’ascension du hardstyle, vers 2001, pendant laquelle j’ai été un véritable fan de hardstyle. Mais le hardstyle a commencé à devenir ennuyant après quelques années, selon moi. Ce qui fait que mon intérêt a commencé à se porter vers la hardtrance, car j’y retrouvais plus de mélodie et de feeling. Après quelques années de trance, j’ai commencé à produire avec Roland et il s’intéressait plus au hardstyle. C’est également le moment où le hardstyle est redevenu intéressant et original et mon amour pour cette musique est revenu, encore plus fort qu’auparavant. Donc, actuellement, mes influences trance se retrouvent dans notre musique. Des mélodies profondes, des breaks qui donnent des frissons… Vous connaissez le genre. Simplement, maintenant, je les coince entre des kicks puissants et des sons plus durs. La combinaison parfaite pour une track hardstyle claquante, selon moi.
03) Vous avez fondé dernièrement votre propre label avec les Frequencerz "DJ's United Orange". Pourquoi avoir choisi de créer si rapidement un label plutôt que de développer votre propre musique via d'autres labels afin de faire mieux connaître votre son sur la scène hardstyle, dans un premier temps?
Comme nous l’avons déjà mentionné dans la réponse à la première question de cette interview, nous avons reçu une offre afin de mettre sur pied notre propre label par le biais de Tatanka, l’homme qui se cache derrière DJ’s United Records (DJU), car il avait une confiance absolue en nos capacités et en nous. Malheureusement, il ne restait pas beaucoup de place pour autre chose sur DJU Black et nous voulions avoir une liberté de créativité totale. Posséder votre propre label donne une multitude d’opportunités et plus de releases. Nous sommes maintenant en mesure de sortir les morceaux d’autres artistes et de prendre nos propres décisions.
04) Pourquoi avoir choisi le nom "DJ's United Orange" pour votre label ?
Et bien, puisque nous devions choisir une couleur dans la ligne de DJU Black, Red etc., nous avons décidé de l’appeler Orange pour deux raisons ; tout d’abord, parce que c’est la couleur nationale des Pays-Bas, et ensuite, parce que c’est la couleur de notre logo.
05) Sachant que vous avez créé ce label avec Frequencerz et que ces derniers ont récemment rejoint Fusion, qu’en est-il de votre collaboration pour "Dj's United Orange"? Et quel est l'avenir du label?
En fait, nous n’avons pas débuté avec eux. Nous avons créé le label, le design et la programmation de mise sur le marché des morceaux. Après quelques semaines, Frequencerz nous a rejoint. Ce fut un grand départ ensemble! Ils ont sorti leurs deux meilleures tracks sur notre label et nous sommes donc assez satisfaits, même si c’est vraiment dommage qu’ils nous aient quittés maintenant. Mais depuis qu’ils sont partis, nous avons cherché d’autres artistes qui nous ressemblaient en termes de capacités artistiques et c’est comme cela que nous avons trouvé les gars d’Equal Mindz. Ils sont surtout connus sous leur nouveau nom, “Threshold”. Donc le futur d’Orange s’annonce très bien. Beaucoup de choses sont en marche et nous nous améliorons jour après jour, ainsi que le label.
06) Vous avez donc maintenant déjà sorti quelques vinyls sur "Dj's United Orange" dont le dernier en date, Convictive/Rawk de Frequencerz et B-Ware est une vraie bombe. A côté de ça, vous annoncez de nombreuses sorties à venir. Alors, à quoi pouvons-nous nous attendre concernant les prochaines sorties musicales sur le label en cette fin d'année 2009 ou début 2010?
En plus de Rawk, nous avons également sorti notre propre vynil NRGizer et plus récemment, le nouveau vynil en collaboration avec Threshold, `Parts of Me`. Ce furent les derniers en 2009, tous les deux de grands succès. Pour 2010, nous avons énormément de projets. Nous ne pouvons pas encore en dire trop, mais il y a quelques chouettes collaborations et remixes qui se profilent à l’horizon. Un d’entre eux est notre nouvelle track “ Sequel”, avec un remix de Tatanka (toujours en production) et nous avons également terminé notre nouvelle release solo.
07) Votre première collaboration se fit avec Brainkicker et plus tard, avec B-Front pour le vinyl Quarantine/Pathology, qui récolta un succès incontestable. Est-ce que cela vous a créé des opportunités et des contacts avec d'autres djs pour de futures collaborations?
Depuis le premier release en collaboration avec Brainkicker, nous avons appris énormément sur la manière de travailler sur une sortie musicale. Depuis le mixage et le mastering jusqu’à l’aspect financier ; depuis lors, nous avons véritablement commencé à penser et à agir de manière professionnelle. De nos jours, nous avons beaucoup de contacts sur la scène avec d’autres artistes et d’autres organisations, et nous apprenons énormément d’eux. Cela va des conseils des agences de booking à propos de la stratégie de marketing jusqu’à l’échange de sons et d’idées avec d’autres artistes à propos d’un morceau. Connaître les bonnes personnes est l’élément clé du succès.
08) Vous êtes classés parmi les djs appelés "djs de la nouvelle génération hardstyle". Dans la description de votre label "DJ's United Orange", vous dites vouloir rassembler les meilleurs djs de la nouvelle génération tout en gardant parfois des sonorités Early. Vous employez même le terme "Nu-Style". Pourquoi utilisez-vous ce terme sachant que nous parlons toujours de soirées ou évènements hardstyle (ou même early hardstyle parfois)? Et comment décririez-vous ce style de musique?
Et bien, le mot nu-style est plus une explication d'un genre de hardstyle. C'est un moyen assez facile d'expliquer quel genre de son cela représente. En fait, nous n'aimons pas catégoriser, comme la plupart des artistes le font, mais parfois cela rend les choses plus simples à comprendre pour le public. Mais pour nous, le nu-style est le hardstyle mélodique, avec des kicks arrondis plus profonds et une plus grande progression vers un climax. Mais nous aimons également le son early plus direct avec une reverse bass etc. Écoutez "NRGizer", qui en est un bel exemple.
09) Ce label est en réalité un sous-label de TRC (Trance Communications Records). Il n'est pas sans hasard que ce label fasse allusion à la musique trance. En tant que sous-label hardstyle, quel est selon vous, le lien entre la musique trance et hardstyle?
Il est difficile d’en cerner la véritable raison. Nous avons joué en France à deux reprises maintenant, et nous avons vraiment senti la différence concernant le style et les visiteurs. Je pense que la scène en France est un peu plus underground. Bien entendu, c'est bonne chose mais c'est peut-être la raison pour laquelle nous avons du mal à voir ce qui se passe sur la scène française pour les grandes organisations comme Q-Dance.
10) Nous pouvons dire que, d’une certaine manière, vous avez été repérés par Brainkicker. Pensez-vous que le hardstyle français soit en expansion mais qu'il n'est pas reconnu à sa juste valeur ? Par exemple, Brainkicker n'a fait qu'une Q-Base en 2005 alors que ses productions marchent très bien.
Avec NRGizer, tout a débuté un peu comme une blague. Nous avions ce vocal de Fatboy Slim et quelques sons bizarres et nous en avions fait un DJ tool. Puisque c'était un vocal très populaire, nous ne voulions pas sortir cette track, au début. Mais quand elle est devenue un grand succès et que tout le monde voulait qu'on la joue, nous nous sommes décidés à la sortir. Nous avons produit un remix d'Omen car nous aimons tous les deux The Prodigy. Nous avons également produit cette dernière en tant que DJ tool pour Emporium l'été dernier. Mais cette track-ci est également devenue fort populaire et je pense que nous allons la sortir très prochainement sur notre site internet en tant que sortie spéciale Orange.
12) Quels sont vos mots d'ordre et/ou objectifs?
De créer et sortir de la musique originale et innovante d'une qualité aussi haute que possible. De jouer aux plus grandes soirées & festivals autour du monde et de proposer les meilleures performances possibles. De s'amuser énormément et de devenir les meilleurs!
13) Quels sont les évènements qui vous laissent encore rêveur à ce stade?
Dans ce cas, je dois mentionner Qlimax ou le mainstage de Defqon1, c’est certain. Mis à part ceux-là, des évènements internationaux comme Nature One ou la Monday Bar Cruise en Suède. Et si nous sommes chanceux, nous y joueront peut-être les prochaines fois.
14) Quelles sont vos sources d’inspiration?
Tout ce à quoi on peut penser, mais dans la plupart des cas les autres sons. Parfois, tu entends une track géniale en soirée et cela te donne des idées. Une autre fois c'est une track à la radio qui te fait penser à une nouvelle mélodie ou un vocal. Parfois, tu peux avoir une nouvelle idée sous la douche ou dans le pire de cas quand tu es complètement bourré et que tu n'as aucune idée de ce que tu es en train de faire.
15) Est-ce difficile de percer dans le monde de la nuit? Quels sont les ingrédients de la réussite dans ce milieu?
La plus grande clé du succès sur cette scène est d'être original et innovant. De connaître les bonnes personnes et de créer un large réseau de gens autour de toi qui peuvent t'aider dans toutes sortes de cas. Réfléchis-y à deux fois avant de prendre une grande décision. Utilise toutes les possibilités accordées par Internet comme Youtube, Myspace, Twitter etc pour te faire connaître. Reste avide d'apprendre de nouvelles choses des gens qui t’entourent et bien sûr, essaye de t'amuser un maximum. Si tu prends plaisir à ce que tu fais, les autres en feront de même.
16) Questions éclair
Morceau(x) préféré(s)? Dans un ordre aléatoire:
- Southstylers – Pounding Senses (deeper inside mix)
- The Pitcher – Serenity
- Project 1 – Art of Creation
- Headhunterz and Wildstylez vs Noisecontrollers – Tonight
Artiste(s) préféré(s)?
- Michel Pollen (Pitcher & Dozer)
- Noisecontrollers
- Tatanka
- Wildstylez
Meilleur(s) souvenir(s) lors d’une soirée ou d’un évènement? L'Emporium Festival à Nimègue (Pays-Bas) l'année dernière. Nous avons joué au meilleur moment possible avec le soleil qui se couchait derrière nous, et tous les lights, flammes et lasers qui commençaient s'allumer. Il y avait 7000 personnes qui devenaient complètement dingues. C'était un jour parfait, tout simplement.
Interview avec Bass Modulators
Écrit par Denys Malengreau Mercredi, 17 Février 2010 01:52
01) Votre arrivée au devant de la scène hardstyle est encore assez récente et petit à petit, nous vous retrouvons de plus en plus dans des line-up de prestige. Alors, quel a été le déclic pour vous, avant de vous retrouver aujourd'hui sur le devant de la scène ?Et bien, tout a commencé en 2007. Nous nous connaissions depuis l’école secondaire et nous avions déjà à ce moment-là tous les deux une véritable passion pour la musique. Nous avons produit pendant quelques années mais presque jamais ensemble. Un jour, nous avons débuté une collaboration et avons travaillé sur des morceaux qui n’étaient pas aboutis. Nous avons téléchargé notre travail sur internet et en quelques jours, tout le monde parlait de nous sur les forums dédiés au hardstyle. Nous avons donc répondu à toutes les questions à notre propos, qui nous étions et d’où nous étions originaires. Le même jour, Brainkicker nous a demandé de sortir un morceau sur DJU Black. C’était déjà un très bon départ, naturellement ! Ensuite, nous avons sorti “Indeep” et “The Cube” et ce furent de grands succès. A partir de cet instant, tout s’est enchaîné très rapidement. Nous avons mis sur pied une agence de booking, nous avons eu des dates partout dans le monde et nous avons fait des rencontres dans le monde du hardstyle, dont la plus importante fut Tatanka. Il nous a beaucoup soutenu et nous a également offert notre label. C’était une grande chance et nous avons su la saisir à deux mains, ce qui nous a amené où nous en sommes aujourd‘hui, une multitude de soirées et de productions plus tard.
02) Vous expliquez à travers votre biographie que d'une part, l'un d'entre vous portait un intérêt à la production de trance et hardtrance alors que l'autre était passionné par les tables de mixages et les sets aux styles électroniques variés qu'il réalisait lors de soirées à son club local en tant que dj. C'est par la suite que vous vous êtes lancés dans le hardstyle. Pourquoi ce choix alors que vous produisiez de la trance? Quel lien établissez-vous entre la trance et le hardstyle?
Rick: En effet, je produisais surtout de la trance et de la hardtrance mais je m’intéressais déjà au hardstyle. Il y a eu une période au début de l’ascension du hardstyle, vers 2001, pendant laquelle j’ai été un véritable fan de hardstyle. Mais le hardstyle a commencé à devenir ennuyant après quelques années, selon moi. Ce qui fait que mon intérêt a commencé à se porter vers la hardtrance, car j’y retrouvais plus de mélodie et de feeling. Après quelques années de trance, j’ai commencé à produire avec Roland et il s’intéressait plus au hardstyle. C’est également le moment où le hardstyle est redevenu intéressant et original et mon amour pour cette musique est revenu, encore plus fort qu’auparavant. Donc, actuellement, mes influences trance se retrouvent dans notre musique. Des mélodies profondes, des breaks qui donnent des frissons… Vous connaissez le genre. Simplement, maintenant, je les coince entre des kicks puissants et des sons plus durs. La combinaison parfaite pour une track hardstyle claquante, selon moi.
03) Vous avez fondé dernièrement votre propre label avec les Frequencerz "DJ's United Orange". Pourquoi avoir choisi de créer si rapidement un label plutôt que de développer votre propre musique via d'autres labels afin de faire mieux connaître votre son sur la scène hardstyle, dans un premier temps?
Comme nous l’avons déjà mentionné dans la réponse à la première question de cette interview, nous avons reçu une offre afin de mettre sur pied notre propre label par le biais de Tatanka, l’homme qui se cache derrière DJ’s United Records (DJU), car il avait une confiance absolue en nos capacités et en nous. Malheureusement, il ne restait pas beaucoup de place pour autre chose sur DJU Black et nous voulions avoir une liberté de créativité totale. Posséder votre propre label donne une multitude d’opportunités et plus de releases. Nous sommes maintenant en mesure de sortir les morceaux d’autres artistes et de prendre nos propres décisions.
04) Pourquoi avoir choisi le nom "DJ's United Orange" pour votre label ?
Et bien, puisque nous devions choisir une couleur dans la ligne de DJU Black, Red etc., nous avons décidé de l’appeler Orange pour deux raisons ; tout d’abord, parce que c’est la couleur nationale des Pays-Bas, et ensuite, parce que c’est la couleur de notre logo.
05) Sachant que vous avez créé ce label avec Frequencerz et que ces derniers ont récemment rejoint Fusion, qu’en est-il de votre collaboration pour "Dj's United Orange"? Et quel est l'avenir du label?
En fait, nous n’avons pas débuté avec eux. Nous avons créé le label, le design et la programmation de mise sur le marché des morceaux. Après quelques semaines, Frequencerz nous a rejoint. Ce fut un grand départ ensemble! Ils ont sorti leurs deux meilleures tracks sur notre label et nous sommes donc assez satisfaits, même si c’est vraiment dommage qu’ils nous aient quittés maintenant. Mais depuis qu’ils sont partis, nous avons cherché d’autres artistes qui nous ressemblaient en termes de capacités artistiques et c’est comme cela que nous avons trouvé les gars d’Equal Mindz. Ils sont surtout connus sous leur nouveau nom, “Threshold”. Donc le futur d’Orange s’annonce très bien. Beaucoup de choses sont en marche et nous nous améliorons jour après jour, ainsi que le label.

06) Vous avez donc maintenant déjà sorti quelques vinyls sur "Dj's United Orange" dont le dernier en date, Convictive/Rawk de Frequencerz et B-Ware est une vraie bombe. A côté de ça, vous annoncez de nombreuses sorties à venir. Alors, à quoi pouvons-nous nous attendre concernant les prochaines sorties musicales sur le label en cette fin d'année 2009 ou début 2010?
En plus de Rawk, nous avons également sorti notre propre vynil NRGizer et plus récemment, le nouveau vynil en collaboration avec Threshold, `Parts of Me`. Ce furent les derniers en 2009, tous les deux de grands succès. Pour 2010, nous avons énormément de projets. Nous ne pouvons pas encore en dire trop, mais il y a quelques chouettes collaborations et remixes qui se profilent à l’horizon. Un d’entre eux est notre nouvelle track “ Sequel”, avec un remix de Tatanka (toujours en production) et nous avons également terminé notre nouvelle release solo.
07) Votre première collaboration se fit avec Brainkicker et plus tard, avec B-Front pour le vinyl Quarantine/Pathology, qui récolta un succès incontestable. Est-ce que cela vous a créé des opportunités et des contacts avec d'autres djs pour de futures collaborations?
Depuis le premier release en collaboration avec Brainkicker, nous avons appris énormément sur la manière de travailler sur une sortie musicale. Depuis le mixage et le mastering jusqu’à l’aspect financier ; depuis lors, nous avons véritablement commencé à penser et à agir de manière professionnelle. De nos jours, nous avons beaucoup de contacts sur la scène avec d’autres artistes et d’autres organisations, et nous apprenons énormément d’eux. Cela va des conseils des agences de booking à propos de la stratégie de marketing jusqu’à l’échange de sons et d’idées avec d’autres artistes à propos d’un morceau. Connaître les bonnes personnes est l’élément clé du succès.

08) Vous êtes classés parmi les djs appelés "djs de la nouvelle génération hardstyle". Dans la description de votre label "DJ's United Orange", vous dites vouloir rassembler les meilleurs djs de la nouvelle génération tout en gardant parfois des sonorités Early. Vous employez même le terme "Nu-Style". Pourquoi utilisez-vous ce terme sachant que nous parlons toujours de soirées ou évènements hardstyle (ou même early hardstyle parfois)? Et comment décririez-vous ce style de musique?
Et bien, le mot nu-style est plus une explication d'un genre de hardstyle. C'est un moyen assez facile d'expliquer quel genre de son cela représente. En fait, nous n'aimons pas catégoriser, comme la plupart des artistes le font, mais parfois cela rend les choses plus simples à comprendre pour le public. Mais pour nous, le nu-style est le hardstyle mélodique, avec des kicks arrondis plus profonds et une plus grande progression vers un climax. Mais nous aimons également le son early plus direct avec une reverse bass etc. Écoutez "NRGizer", qui en est un bel exemple.
09) Ce label est en réalité un sous-label de TRC (Trance Communications Records). Il n'est pas sans hasard que ce label fasse allusion à la musique trance. En tant que sous-label hardstyle, quel est selon vous, le lien entre la musique trance et hardstyle?
Il est difficile d’en cerner la véritable raison. Nous avons joué en France à deux reprises maintenant, et nous avons vraiment senti la différence concernant le style et les visiteurs. Je pense que la scène en France est un peu plus underground. Bien entendu, c'est bonne chose mais c'est peut-être la raison pour laquelle nous avons du mal à voir ce qui se passe sur la scène française pour les grandes organisations comme Q-Dance.
10) Nous pouvons dire que, d’une certaine manière, vous avez été repérés par Brainkicker. Pensez-vous que le hardstyle français soit en expansion mais qu'il n'est pas reconnu à sa juste valeur ? Par exemple, Brainkicker n'a fait qu'une Q-Base en 2005 alors que ses productions marchent très bien.
Avec NRGizer, tout a débuté un peu comme une blague. Nous avions ce vocal de Fatboy Slim et quelques sons bizarres et nous en avions fait un DJ tool. Puisque c'était un vocal très populaire, nous ne voulions pas sortir cette track, au début. Mais quand elle est devenue un grand succès et que tout le monde voulait qu'on la joue, nous nous sommes décidés à la sortir. Nous avons produit un remix d'Omen car nous aimons tous les deux The Prodigy. Nous avons également produit cette dernière en tant que DJ tool pour Emporium l'été dernier. Mais cette track-ci est également devenue fort populaire et je pense que nous allons la sortir très prochainement sur notre site internet en tant que sortie spéciale Orange.

12) Quels sont vos mots d'ordre et/ou objectifs?
De créer et sortir de la musique originale et innovante d'une qualité aussi haute que possible. De jouer aux plus grandes soirées & festivals autour du monde et de proposer les meilleures performances possibles. De s'amuser énormément et de devenir les meilleurs!
13) Quels sont les évènements qui vous laissent encore rêveur à ce stade?
Dans ce cas, je dois mentionner Qlimax ou le mainstage de Defqon1, c’est certain. Mis à part ceux-là, des évènements internationaux comme Nature One ou la Monday Bar Cruise en Suède. Et si nous sommes chanceux, nous y joueront peut-être les prochaines fois.
14) Quelles sont vos sources d’inspiration?
Tout ce à quoi on peut penser, mais dans la plupart des cas les autres sons. Parfois, tu entends une track géniale en soirée et cela te donne des idées. Une autre fois c'est une track à la radio qui te fait penser à une nouvelle mélodie ou un vocal. Parfois, tu peux avoir une nouvelle idée sous la douche ou dans le pire de cas quand tu es complètement bourré et que tu n'as aucune idée de ce que tu es en train de faire.
15) Est-ce difficile de percer dans le monde de la nuit? Quels sont les ingrédients de la réussite dans ce milieu?
La plus grande clé du succès sur cette scène est d'être original et innovant. De connaître les bonnes personnes et de créer un large réseau de gens autour de toi qui peuvent t'aider dans toutes sortes de cas. Réfléchis-y à deux fois avant de prendre une grande décision. Utilise toutes les possibilités accordées par Internet comme Youtube, Myspace, Twitter etc pour te faire connaître. Reste avide d'apprendre de nouvelles choses des gens qui t’entourent et bien sûr, essaye de t'amuser un maximum. Si tu prends plaisir à ce que tu fais, les autres en feront de même.
16) Questions éclair
Morceau(x) préféré(s)? Dans un ordre aléatoire:
- Southstylers – Pounding Senses (deeper inside mix)
- The Pitcher – Serenity
- Project 1 – Art of Creation
- Headhunterz and Wildstylez vs Noisecontrollers – Tonight
Artiste(s) préféré(s)?
- Michel Pollen (Pitcher & Dozer)
- Noisecontrollers
- Tatanka
- Wildstylez
Meilleur(s) souvenir(s) lors d’une soirée ou d’un évènement? L'Emporium Festival à Nimègue (Pays-Bas) l'année dernière. Nous avons joué au meilleur moment possible avec le soleil qui se couchait derrière nous, et tous les lights, flammes et lasers qui commençaient s'allumer. Il y avait 7000 personnes qui devenaient complètement dingues. C'était un jour parfait, tout simplement.




