- Salut Roman !
Hello..
- Pourrais-tu tout d’abord te présenter à nos lecteurs ?
Je m’appelle Roman Boër, je suis né à Berlin mais je vis à Cologne pour le moment. Mon nom d’artiste est Tocadisco, j’ai 36 ans et je fais de la musique depuis à peu près 20 ans.
- Tu vis à Cologne ?
Oui !
- Oh, j’y ai passé toute mon enfance.
Moi, j’y habite depuis 2000 mais bon, cela fait quand même 10 ans.
- Que penses-tu de la scène club à Cologne en fait ?
Euh, il y a un club avec lequel je travaille et où j’organise aussi mes soirées Tocacabana avec mon épouse.
- Le Bootshaus ?
Exact, Bootshaus et c’est le seul club qui fait venir des gros artistes internationaux. Sinon, il y a une énorme scène autour de gens moins connus, Wiesen par exemple, toute cette scène plutôt «underground».
- Et en Allemagne, de façon générale ?
Elle est plutôt calme, j’ai le sentiment que le public s’ennuie.
- Vraiment ?
Oui ! Je fais 90% de mes soirées à l’étranger aussi. Si je joue en Allemagne, c’est soit à ma propre soirée ou au Cocoon/50° à Mainz. Il n’y a plus tellement de clubs où je joue en Allemagne.
- Ok. Il y a quelques mois, tu as travaillé avec Chris Lake pour la compilation Toolroom. Ce CD est, je trouve, bourré de styles plutôt différents…
Ah oui ?
- Oui, il y a une véritable évolution, une progression dans le mix. Je trouvais ça vraiment cool. C’est ton objectif ça ? De faire à chaque fois pareil ?
En fait, moi je touche toujours à tout musicalement parlant. Quand je veux faire un mix, je le construis pour qu’il y ait un début disons plus soft, puis on passe à du plus pêchu pour terminer avec quelque chose de relax. Je ne sais pas. C’est ma vision d’un DJ set. Je trouverais ça ennuyeux d’avoir la même chose pendant 2h, non ?
- D’accord. J’avais prévu de te demander pourquoi tu as appelé ton radioshow «Tocacabana» mais bon, quand je vois de quelle manière tu es habillé aujourd’hui… Pourquoi aimes-tu le Brésil, en fait ?
Haha. Ma femme est brésilienne, on s’est rencontré il y a 3 ans et mariés 2 ans plus tard. Mais j’ai toujours eu un faible pour la musique latino-américaine et son influence. Avant, je jouais beaucoup de jazz, du 60’s ou « brazil sounds ». Alors, on a cherché un nom qui pouvait être marrant. Tu sais, il y a le radioshow Tocacabana et la soirée Tocacabana que j’organise avec mon épouse, on voulait quelque chose de marrant et on est tombé sur Tocacabana.
- C’est un chouette nom.
Oui, un mélange entre Copacabana…
- La célèbre plage de Rio.
Oui, et bien sûr Tocadisco.
- La dernière, c’était avec David Guetta non ? Elle est comment ta relation avec David ?
Exact ! Euh oui, nous sommes partenaires d’affaires, je compose parfois des tracks avec lui et nous sommes également potes. Hier, on a joué ensemble au Pacha en back to back, c’était assez fun, c’est ce qu’on a également fait à la dernière Tocacabana…
- Le Pacha à Ibiza ?
Oui ! Hier soir, j’ai joué à la soirée de David Guetta à Ibiza, c’était vraiment marrant. Enfin, David est comme moi un grand adorateur de musique même si nous n’avons pas emprunté le même chemin. Moi, je suis plutôt resté underground et lui pop mais on parvient toujours à s’entendre et trouver un équilibre entre les deux, ça fait plaisir.
- J'imagine. Tu as sorti ton premier album solo nommé… « Solo » et un an plus tard, tu avais bouclé Toca 128.0 FM. 1 an, ce n’est pas un peu court pour produire un album ? Est-ce que tu avais juste envie de produire un album, l’inspiration venue subitement ?
Oui, c’est une des raisons. La seconde, c’est que j’aimerais remplir mon contrat avec la maison de disques que j’ai la maintenant, et si j’avais fait un nouvel album j’aurais bouclé mon contrat puis je pourrais me concentrer sur mon propre label, ce que je préfère bien entendu.
- Toca 45 ?
Oui, exact, Toca 45. Là, j’ai le contrôle total…
- Ce qui est beaucoup mieux.
Oh oui, et de nos jours, dans le milieu dance, tu n’as plus besoin d’avoir un autre label que le tien.
- Ok ! Il y a cette track sur cet album avec un nom plutôt spécial. Je parle de « 2 Many Shots of Jägermeister ». Avec un nom pareil, il doit surement y avoir une histoire derrière !
Ah oui, tu vois le sample vient de Tom Green qui avait son propre show sur MTV et maintenant, il fait son show sur Youtube. Et un invité lui a une fois offert une bouteille de Jägermeister et il lui a répondu qu’il avait déjà pris « 2 many shots of Jägermeister », ce que je peux comprendre personnellement haha. Alors, j’ai piqué le sample et j’en ai fait un morceau.
- Oh, j’ai toujours cru que tu avais siphonné une bouteille en studio et que le lendemain tu t’es réveillé avec cette track-là sur ton ordi.
Ahahah, tu sais, j’en ai déjà bu 1 ou 2 bouteilles dans ma vie mais la production peut fonctionner sans bouteille de Jägermeister, la plupart du temps en tout cas.
- Haha ok. Tu es dans la scène depuis vachement longtemps, aucun regret?
Ah non ! Je suis assez satisfait de ma vie en général. J’ai eu beaucoup de chance et j’ai beaucoup de chance d’être en bonne santé, avec tous ces voyages qui constituent 90% de ma vie. Ainsi que mon épouse que j’ai trouvée, ce genre de choses me rendent heureux. Quand on vit sa vie de manière positive, des choses positives vont forcément t’arriver. J’essaie d’être aussi honnête et vrai que possible et de faire ce qui me plaît. Ne pas faire ce que les gens disent que je dois faire mais faire ce que je veux !
- Tout à fait d’accord. Tu as des projets pour le futur sinon ?
Bien sûr, la compilation, c’était plutôt un gros truc…
- Un album, peut-être ?
Oui, je fais encore un single avec Lennart, avec qui j’ai déjà fait « Better Begin » sur l’autre album, et le troisième album lui est presque terminé. J’ai également sorti une bonne flopée de remixes et mon label m’est également très important. Quelques remix vont à peine sortir donc…
- Ton nouvel album, il a un nom ?
(hésite) Hmmm, je sais plus ou moins comment je vais l’appeler mais je ne vais pas encore le dire.
- Tu peux me le dire après l’interview si jamais…
Hahahahahaha non !
- Verdammt ! Bon, c’est la deuxième fois que tu viens à Liège non ?
C’est bien possible, oui…
- Tu en penses quoi ? As-tu déjà eu l’occasion de voir les fêtards là-dehors ?
Euhm, je suis récemment allé au Studio Brussels où je n’ai pas su voir l’audience et comment ils réagissaient mais je vais pouvoir m’en rendre compte dans une demi-heure lorsque je ferai tourner les disques !
- Sinon, qui seront les « Weltmeister der Herzen » !? (Champions du monde des cœurs)
Ach, je pense que l’Allemagne a délivré des matchs vraiment « geil », à la base je ne suis pas fan de foot mais même moi, j’ai supporté cette équipe, cette jeune équipe où ils ont tous reçu leur chance, ont joué de façon enthousiaste et sont arrivés loin, ce que je trouve chouette.
- Vraiment navré pour le Brésil… haha.
Ah bah oui, tu sais le Brésil, l’Argentine ou l’Angleterre, il y avait quelque chose qui clochait. Il y avait 5-6 stars et cela ne collait pas vraiment ensemble. C’est beaucoup plus cool d’avoir quelques jeunes qui ont l’envie, la force et qui veulent absolument devenir champions du monde. Ils ont des ambitions tout à fait différentes.
- Ok. C’était tout. Un dernier mot à nos lecteurs ?
Euh, comment s’appelle le média pour lequel tu bosses en fait ?
- Be-Dance, tiens voici une carte de visite.
Merci, j’y jetterai un coup d’œil dès que possible !
Interview avec Tocadisco aux Ardentes
Dimanche, 18 Juillet 2010 19:27
J'ai eu l'occasion de m'entretenir un bref instant avec une des valeurs sûres de la scène dance actuelle, à savoir Tocadisco lors de son passage aux Ardentes où il assurait le closing de l'Open Air le vendredi! Petite interview avec l'artiste originaire de Berlin...- Salut Roman !
Hello..
- Pourrais-tu tout d’abord te présenter à nos lecteurs ?
Je m’appelle Roman Boër, je suis né à Berlin mais je vis à Cologne pour le moment. Mon nom d’artiste est Tocadisco, j’ai 36 ans et je fais de la musique depuis à peu près 20 ans.
- Tu vis à Cologne ?
Oui !
- Oh, j’y ai passé toute mon enfance.
Moi, j’y habite depuis 2000 mais bon, cela fait quand même 10 ans.
- Que penses-tu de la scène club à Cologne en fait ?
Euh, il y a un club avec lequel je travaille et où j’organise aussi mes soirées Tocacabana avec mon épouse.
- Le Bootshaus ?
Exact, Bootshaus et c’est le seul club qui fait venir des gros artistes internationaux. Sinon, il y a une énorme scène autour de gens moins connus, Wiesen par exemple, toute cette scène plutôt «underground».
- Et en Allemagne, de façon générale ?
Elle est plutôt calme, j’ai le sentiment que le public s’ennuie.
- Vraiment ?
Oui ! Je fais 90% de mes soirées à l’étranger aussi. Si je joue en Allemagne, c’est soit à ma propre soirée ou au Cocoon/50° à Mainz. Il n’y a plus tellement de clubs où je joue en Allemagne.
- Ok. Il y a quelques mois, tu as travaillé avec Chris Lake pour la compilation Toolroom. Ce CD est, je trouve, bourré de styles plutôt différents…
Ah oui ?
- Oui, il y a une véritable évolution, une progression dans le mix. Je trouvais ça vraiment cool. C’est ton objectif ça ? De faire à chaque fois pareil ?
En fait, moi je touche toujours à tout musicalement parlant. Quand je veux faire un mix, je le construis pour qu’il y ait un début disons plus soft, puis on passe à du plus pêchu pour terminer avec quelque chose de relax. Je ne sais pas. C’est ma vision d’un DJ set. Je trouverais ça ennuyeux d’avoir la même chose pendant 2h, non ?
- D’accord. J’avais prévu de te demander pourquoi tu as appelé ton radioshow «Tocacabana» mais bon, quand je vois de quelle manière tu es habillé aujourd’hui… Pourquoi aimes-tu le Brésil, en fait ?
Haha. Ma femme est brésilienne, on s’est rencontré il y a 3 ans et mariés 2 ans plus tard. Mais j’ai toujours eu un faible pour la musique latino-américaine et son influence. Avant, je jouais beaucoup de jazz, du 60’s ou « brazil sounds ». Alors, on a cherché un nom qui pouvait être marrant. Tu sais, il y a le radioshow Tocacabana et la soirée Tocacabana que j’organise avec mon épouse, on voulait quelque chose de marrant et on est tombé sur Tocacabana.
- C’est un chouette nom.
Oui, un mélange entre Copacabana…
- La célèbre plage de Rio.
Oui, et bien sûr Tocadisco.
- La dernière, c’était avec David Guetta non ? Elle est comment ta relation avec David ?
Exact ! Euh oui, nous sommes partenaires d’affaires, je compose parfois des tracks avec lui et nous sommes également potes. Hier, on a joué ensemble au Pacha en back to back, c’était assez fun, c’est ce qu’on a également fait à la dernière Tocacabana…

- Le Pacha à Ibiza ?
Oui ! Hier soir, j’ai joué à la soirée de David Guetta à Ibiza, c’était vraiment marrant. Enfin, David est comme moi un grand adorateur de musique même si nous n’avons pas emprunté le même chemin. Moi, je suis plutôt resté underground et lui pop mais on parvient toujours à s’entendre et trouver un équilibre entre les deux, ça fait plaisir.
- J'imagine. Tu as sorti ton premier album solo nommé… « Solo » et un an plus tard, tu avais bouclé Toca 128.0 FM. 1 an, ce n’est pas un peu court pour produire un album ? Est-ce que tu avais juste envie de produire un album, l’inspiration venue subitement ?
Oui, c’est une des raisons. La seconde, c’est que j’aimerais remplir mon contrat avec la maison de disques que j’ai la maintenant, et si j’avais fait un nouvel album j’aurais bouclé mon contrat puis je pourrais me concentrer sur mon propre label, ce que je préfère bien entendu.
- Toca 45 ?
Oui, exact, Toca 45. Là, j’ai le contrôle total…
- Ce qui est beaucoup mieux.
Oh oui, et de nos jours, dans le milieu dance, tu n’as plus besoin d’avoir un autre label que le tien.
- Ok ! Il y a cette track sur cet album avec un nom plutôt spécial. Je parle de « 2 Many Shots of Jägermeister ». Avec un nom pareil, il doit surement y avoir une histoire derrière !
Ah oui, tu vois le sample vient de Tom Green qui avait son propre show sur MTV et maintenant, il fait son show sur Youtube. Et un invité lui a une fois offert une bouteille de Jägermeister et il lui a répondu qu’il avait déjà pris « 2 many shots of Jägermeister », ce que je peux comprendre personnellement haha. Alors, j’ai piqué le sample et j’en ai fait un morceau.
- Oh, j’ai toujours cru que tu avais siphonné une bouteille en studio et que le lendemain tu t’es réveillé avec cette track-là sur ton ordi.
Ahahah, tu sais, j’en ai déjà bu 1 ou 2 bouteilles dans ma vie mais la production peut fonctionner sans bouteille de Jägermeister, la plupart du temps en tout cas.
- Haha ok. Tu es dans la scène depuis vachement longtemps, aucun regret?
Ah non ! Je suis assez satisfait de ma vie en général. J’ai eu beaucoup de chance et j’ai beaucoup de chance d’être en bonne santé, avec tous ces voyages qui constituent 90% de ma vie. Ainsi que mon épouse que j’ai trouvée, ce genre de choses me rendent heureux. Quand on vit sa vie de manière positive, des choses positives vont forcément t’arriver. J’essaie d’être aussi honnête et vrai que possible et de faire ce qui me plaît. Ne pas faire ce que les gens disent que je dois faire mais faire ce que je veux !
- Tout à fait d’accord. Tu as des projets pour le futur sinon ?
Bien sûr, la compilation, c’était plutôt un gros truc…
- Un album, peut-être ?
Oui, je fais encore un single avec Lennart, avec qui j’ai déjà fait « Better Begin » sur l’autre album, et le troisième album lui est presque terminé. J’ai également sorti une bonne flopée de remixes et mon label m’est également très important. Quelques remix vont à peine sortir donc…
- Ton nouvel album, il a un nom ?
(hésite) Hmmm, je sais plus ou moins comment je vais l’appeler mais je ne vais pas encore le dire.
- Tu peux me le dire après l’interview si jamais…
Hahahahahaha non !
- Verdammt ! Bon, c’est la deuxième fois que tu viens à Liège non ?
C’est bien possible, oui…
- Tu en penses quoi ? As-tu déjà eu l’occasion de voir les fêtards là-dehors ?
Euhm, je suis récemment allé au Studio Brussels où je n’ai pas su voir l’audience et comment ils réagissaient mais je vais pouvoir m’en rendre compte dans une demi-heure lorsque je ferai tourner les disques !
- Sinon, qui seront les « Weltmeister der Herzen » !? (Champions du monde des cœurs)
Ach, je pense que l’Allemagne a délivré des matchs vraiment « geil », à la base je ne suis pas fan de foot mais même moi, j’ai supporté cette équipe, cette jeune équipe où ils ont tous reçu leur chance, ont joué de façon enthousiaste et sont arrivés loin, ce que je trouve chouette.
- Vraiment navré pour le Brésil… haha.
Ah bah oui, tu sais le Brésil, l’Argentine ou l’Angleterre, il y avait quelque chose qui clochait. Il y avait 5-6 stars et cela ne collait pas vraiment ensemble. C’est beaucoup plus cool d’avoir quelques jeunes qui ont l’envie, la force et qui veulent absolument devenir champions du monde. Ils ont des ambitions tout à fait différentes.
- Ok. C’était tout. Un dernier mot à nos lecteurs ?
Euh, comment s’appelle le média pour lequel tu bosses en fait ?
- Be-Dance, tiens voici une carte de visite.
Merci, j’y jetterai un coup d’œil dès que possible !
Matti Slembrouck




