
Alex, tout d’abord un grand merci à toi de prendre le temps de répondre à nos questions. Alors, une première question me vient à l’esprit pour commencer : comment te sens-tu aujourd’hui après tant d’années de carrière et des milliers de dates ? N’y a-t-il pas là une routine qui s’est installée avec le temps ? Et si non, quels sont tes secrets pour continuer à faire vivre ta carrière au quotidien après toutes ces années ?
Des milliers de dates, ça fait beaucoup depuis 93 (17 ans) , je me sens en pleine forme artistique et mentale car il n’y pas de secret : il faut être armé car nous évoluons dans un milieux hostile, mais j’adore ça, pas de routine pour moi. En avant et boummm, c’est ma devise ultime : « Travail, travail, et travail » voilà tout !
Tu es certainement l’un, si pas LE pionnier des djs belges au niveau de la scène harddance depuis maintenant 1993 où tu prestas pour la première fois en tant que dj. Tu as donc vécu l’époque où un autre grand artiste de la scène électronique belge, Yves Deruyter s’est forgé un nom parmi les plus grands. On te sait d’affection pour cet artiste qui a été une sorte guide, d’aide pour permettre à ta carrière d’évoluer. Pourrais-tu nous expliquer un peu cette rencontre et le rôle qu’a joué Yves Deruyter dans ta carrière ?
Pionnier ? Peut-être… Je dirais que j ai toujours été fidèle au courant hard music, voilà tout, ma rencontre avec Yves remonte à l’époque du Cherry Moon (le vrai). Je mixais avec lui au Tifanis Marienbourg, un grand moment puis Yves m’a mis en contact avec plusieurs organisateurs et voilà, j’ai toujours considéré Yves comme mon mentor…
De manière générale, comment as-tu vécu l’évolution de la musique électronique à travers ta carrière et tes productions ? Pourrais-tu nous décrire ta vision de l’évolution de la musique électronique en général quand tu portes un regard sur toutes ces années ?
La musique est un éternel recommencement, je suis passé du hardcore à la trance , la techno , jump , ect… Elle est devenue un style de vie, les gens choisissent leurs destinations pour certains festivals qui programment de plus en plus d’électronique et de grandes têtes d affiche internationales. La musique est devenue un produit marketing avec ses bons et ses mauvais côtés.
On a souvent entendu parler de toi comme d’un deejay dit « de village » et ce parfois en y sous-entendant une connotation négative. Alors comment te décrirais-tu en tant que dj et que voudrais-tu répondre à ces personnes qui associent petites manifestions à quelque chose de « moindre qualité » voire de carrément mauvais ?
Que répondre ? Déjà, merci à tous ces organisateurs de « soirée de village » de m’avoir permis de m’exprimer et aux personnes qui jugent ces soirées comme des soirées de moindre qualité, qu’ils sortent où bon leur semble, moi je me dois de jouer pour tout le monde, je suis un professionnel, j’aime être proche des gens et c’est dans ce genre d’events que l’on touche la masse . Si je ne devais que jouer aux soirées dites qualitatives, on jouerait 10 x l’année donc je pense que c’est clair pour tous !

Il y a encore un an de cela, le mouvement « tektonik » faisait fureur un peu partout en France. Ce courant fût vivement critiqué par de nombreux amateurs de musique électronique qui reprochaient à la mode, un phénomène commercial, une appropriation de la marque « tektonik » pour de nombreux styles de musique électronique (on ne parlait plus de house, electro, jump, hardstyle ou hardcore mais uniquement de tektonik), lié à une danse pratiquée sur tous ces styles de musique par des jeunes au style parfois "fashion" et maniéré. On te sait avoir été l’artiste représentant ce courant, ce qui fût vivement critiqué et qui suscita la polémique auprès de personnes qui t’ont alors associé à un artiste suivant les courants commerciaux. Alors quelles sont les raisons qui t'ont amené à t’investir là-dedans et quelle est ta vision de la notion de « commercial » au niveau de la scène électronique ?
Je pense que l’on a confondu danse et musique, moi j’ai représenté la musique belge avant tout avec d’autres aussi : Coone (petit chou-chou tecktonic qui, lui, était résident ) Ghost, Binum, Ronald V, donc en résumé on était tous associé au mouvement, cela m’a permis de m’exporter sur Paris et faire découvrir cette musique inconnue là-bas, résultat : une compil qui cartonne ! Du jamais vu : 150.000 copies vendues, je vous laisse imaginer les royalties ! Alors qu’on arrête de jalouser ce mouvement qui a, c’est vrai, suscité la polémique mais qui a fait beaucoup de bien à énormément de monde, il se reconnaîtra … no comment !! Mon idée du commercial… Citez-moi un dj ou producteur qui fait sa musique pour ne pas la vendre (et qui reste dans l’anonymat total) ? Donc à tous les niveaux, toutes les musiques sont commerciales car on en fait un commerce donc celui qui se dit non-commercial alors qu’il joue gratuit et donne sa musique gratuite aussi… Voilà ! Si tu en connais, je l’engage sur le champ dans mon agence … (rires)
Dans ta biographie, tu décris ton style musical comme étant aussi bien du hardstyle, harddance, jumpstyle, french tek que du retro. On te sait également investi de plus en plus au niveau de la scène électro sous ton pseudonyme Xaruf (verlan de Furax). Alors pourquoi avoir choisi de jouer et produire de ces deux courants de musique électronique complètement différents ? Qu’est-ce cela représente pour toi ? Est-ce une sorte de thérapie musicale ? Un équilibre entre le dynamisme de la harddance et les sons plus « calmes » de la musique électro ?
Oui, j aime beaucoup le courant électro pumping. Je retrouve un peu mes sources du début (techno 1990), puis cela me permet de faire autre chose, aussi bien en dj qu’en production. Je viens de sortir un « Xaruf - Back to the future » sur un label flamand NBE qui marche très fort ! A découvrir… Un album se prépare aussi, mais je ne lâche pas mon style premier ! J’ai encore des soirées Furax que je garde, je joue aussi beaucoup retro ... que du plaisir, allez voir mon myspace/xarufofficial …

A ta carrière de dj se sont ajoutées maintes productions et collaborations de ta part. Il est cependant intriguant de voir la façon dont tu as baptisé certains de tes morceaux ; « Furax Vs Redshark (requin rouge en français) ». Sachant que Redshark est l’un de tes autres pseudonymes, pourrais-tu nous éclairer sur l’utilisation de ce « Furax Vs Redshark » dans de nombreux morceaux à toi ?
Le pseudo Redshark est venu a l’époque ou j’ai signé chez Star Stop Records je ne voulais pas donner Furax en exclusivité donc j ai pris Redshark pour 2 productions, plus tard j’ai associé les deux noms pour les remixs de Big Orgus … et pourquoi Redshark ? C’est simple, j’ai toujours considéré le milieu du disque comme un milieu de requins. Voila pourquoi et je le pense encore aujourd’hui …
Tout amateur de musique électronique n'est sans savoir que ton plus grand succès est certainement le morceau "Big Orgus" en 2004 grâce auquel ton succès s'est répandu à l'échelle du BENELUX et au-delà même. A ce hit incontesté, tu as apporté de nombreux remixes et edits du morceau durant les années qui ont suivi, jusqu'à aujourd'hui encore. Pourquoi avoir voulu reprendre ce succès d'année en année avec de nombreuses nouvelles versions ? Quelle était ta ligne de conduite à travers cela ?
Pour la petite histoire, Big Orgus est sorti en 2003 sous le nom Redshark, puis en 2004 est sorti le premier remix sur le nom DJ Furax vs Redshark. Sur ce, plusieurs remixes sont sortis, j’ai des demandes de maisons de disque qui, chaque année, ressortent des remixes donc je suis le mouvement et comme cela fonctionne à chaque fois, pourquoi se priver... Vous trouverez tous les remixes sur iTunes etc.
A côté de tes nombreuses collaborations avec des acteurs du monde de la nuit et de tes projets sous tes différents pseudonymes, un concept est sorti du lot en 2007, comme l'un de tes plus importants projets de scène. A savoir le concept live FVL (Furax V-Beatz Live), qui est un concept où les artistes (Furax et V-Beatz) remixent et éditent des morceaux en alliant le tout avec leurs productions, les succès du moment et les classiques retro d'époque. Le concept a très vite marché et a fait un carton auprès du public jeune. On sait que ce concept a été laissé de côté pendant une petite année afin de vous permettre de vous concentrer sur votre carrière. Cependant, vous avez fait un retour pour le moins flamboyant cette année lors d'une soirée au Millénium (pour la première) et lors d'une prestation retro à la soirée 2Reactions à Namur en mai dernier. Alors maintenant que le projet est relancé, quelles sont les nouveautés que vous avez apportées au concept par rapport à 2007 ? Et quels sont vos projets pour FVL ?
Tout est dit dans ta question : oui, on revient en force ! Avec un live rétro hardcore qui est très festif et en collaboration avec EFP qui gère la nouvelle scène et la technique, le booking est effectué par notre agence Bebooking… A suivre un album pour 2010.
Comme nous le disions, des milliers de dates depuis plus de 25 ans dont certaines dans des évènements de prestige tels que Qlimax ou Defqon.1. Alors aurais-tu quelques souvenirs qui ont particulièrement marqué toutes ces années de carrière à nous faire partager ? Des bookings qui sont véritablement sortis de l’ordinaire ?
Que de souvenirs, bien sûr les grands events pour ID&T sont fabuleux (Mysteryland, Qlimax, etc… J’ai un souvenir lors d’une soirée aux Pays-Bas : Mysteryland, on me monte dans un ascenseur juste avant de mixer (sans avoir vu la piste de danse) ! Boum, l’intro arrive … Là ! La porte s’ouvre devant mes yeux flachhhhh boumm... 20 000 personnes devant moi les bras en l’air qui hurlent « Furaxxxx » et 1 heure de mix m’a parue durer 10 minutes… C’était terrible…
Tu nous reviens ici avec une toute nouvelle compilation, conçue par tes soins en deux volets, l’un hard sous ton pseudonyme Furax et l’autre électro sous ton pseudonyme Xaruf. Peux-tu nous en dire un peu plus à propos de cette nouvelle compilation, ta sélection musicale,… etc ? Et pourquoi avoir choisi le titre « Fire Soundz » pour ce nouvel opus ?
Fire Soundz car l’équipe voulait absolument que le nom Furax intervienne dans l’intitulé, tu sais que je mets souvent le feu voila la dénomination logique « Furax Fire Soundz». Je suis très heureux de cette compilation.
Nous te remercions de nous avoir accordé un peu de ton temps et te souhaitons d'ores et déjà de bonnes fêtes de fin d'année et une bonne continuation !
De rien ! Je vous invite sur mon site www.djfurax.net, Facebook aussi déjà 14.000 fans et visitez mon agence de booking www.bebooking.be !
Interview avec DJ Furax
Samedi, 19 Décembre 2009 12:54
Nous recevons aujourd’hui un artiste bien connu de la scène électronique belge ! Qui d’entre nous ne l’a jamais croisé à l’une ou l’autre soirée de village dans notre jeune temps ? Il est l’un des artistes de la scène harddance le plus médiatisé de Belgique, qui a d’ailleurs suscité parfois maintes polémiques auprès des amateurs de musique électronique mais dont certains oublient parfois qu’il est l’un des pionniers de la scène électronique belge. Vous l’avez bien compris, nous recevons aujourd’hui Alexandre Schippers alias Dj Furax ! L’artiste nous fait le privilège de répondre à quelques-unes de nos questions afin de vous permettre de mieux le connaître.
Alex, tout d’abord un grand merci à toi de prendre le temps de répondre à nos questions. Alors, une première question me vient à l’esprit pour commencer : comment te sens-tu aujourd’hui après tant d’années de carrière et des milliers de dates ? N’y a-t-il pas là une routine qui s’est installée avec le temps ? Et si non, quels sont tes secrets pour continuer à faire vivre ta carrière au quotidien après toutes ces années ?
Des milliers de dates, ça fait beaucoup depuis 93 (17 ans) , je me sens en pleine forme artistique et mentale car il n’y pas de secret : il faut être armé car nous évoluons dans un milieux hostile, mais j’adore ça, pas de routine pour moi. En avant et boummm, c’est ma devise ultime : « Travail, travail, et travail » voilà tout !
Tu es certainement l’un, si pas LE pionnier des djs belges au niveau de la scène harddance depuis maintenant 1993 où tu prestas pour la première fois en tant que dj. Tu as donc vécu l’époque où un autre grand artiste de la scène électronique belge, Yves Deruyter s’est forgé un nom parmi les plus grands. On te sait d’affection pour cet artiste qui a été une sorte guide, d’aide pour permettre à ta carrière d’évoluer. Pourrais-tu nous expliquer un peu cette rencontre et le rôle qu’a joué Yves Deruyter dans ta carrière ?
Pionnier ? Peut-être… Je dirais que j ai toujours été fidèle au courant hard music, voilà tout, ma rencontre avec Yves remonte à l’époque du Cherry Moon (le vrai). Je mixais avec lui au Tifanis Marienbourg, un grand moment puis Yves m’a mis en contact avec plusieurs organisateurs et voilà, j’ai toujours considéré Yves comme mon mentor…
De manière générale, comment as-tu vécu l’évolution de la musique électronique à travers ta carrière et tes productions ? Pourrais-tu nous décrire ta vision de l’évolution de la musique électronique en général quand tu portes un regard sur toutes ces années ?
La musique est un éternel recommencement, je suis passé du hardcore à la trance , la techno , jump , ect… Elle est devenue un style de vie, les gens choisissent leurs destinations pour certains festivals qui programment de plus en plus d’électronique et de grandes têtes d affiche internationales. La musique est devenue un produit marketing avec ses bons et ses mauvais côtés.
On a souvent entendu parler de toi comme d’un deejay dit « de village » et ce parfois en y sous-entendant une connotation négative. Alors comment te décrirais-tu en tant que dj et que voudrais-tu répondre à ces personnes qui associent petites manifestions à quelque chose de « moindre qualité » voire de carrément mauvais ?
Que répondre ? Déjà, merci à tous ces organisateurs de « soirée de village » de m’avoir permis de m’exprimer et aux personnes qui jugent ces soirées comme des soirées de moindre qualité, qu’ils sortent où bon leur semble, moi je me dois de jouer pour tout le monde, je suis un professionnel, j’aime être proche des gens et c’est dans ce genre d’events que l’on touche la masse . Si je ne devais que jouer aux soirées dites qualitatives, on jouerait 10 x l’année donc je pense que c’est clair pour tous !

Il y a encore un an de cela, le mouvement « tektonik » faisait fureur un peu partout en France. Ce courant fût vivement critiqué par de nombreux amateurs de musique électronique qui reprochaient à la mode, un phénomène commercial, une appropriation de la marque « tektonik » pour de nombreux styles de musique électronique (on ne parlait plus de house, electro, jump, hardstyle ou hardcore mais uniquement de tektonik), lié à une danse pratiquée sur tous ces styles de musique par des jeunes au style parfois "fashion" et maniéré. On te sait avoir été l’artiste représentant ce courant, ce qui fût vivement critiqué et qui suscita la polémique auprès de personnes qui t’ont alors associé à un artiste suivant les courants commerciaux. Alors quelles sont les raisons qui t'ont amené à t’investir là-dedans et quelle est ta vision de la notion de « commercial » au niveau de la scène électronique ?
Je pense que l’on a confondu danse et musique, moi j’ai représenté la musique belge avant tout avec d’autres aussi : Coone (petit chou-chou tecktonic qui, lui, était résident ) Ghost, Binum, Ronald V, donc en résumé on était tous associé au mouvement, cela m’a permis de m’exporter sur Paris et faire découvrir cette musique inconnue là-bas, résultat : une compil qui cartonne ! Du jamais vu : 150.000 copies vendues, je vous laisse imaginer les royalties ! Alors qu’on arrête de jalouser ce mouvement qui a, c’est vrai, suscité la polémique mais qui a fait beaucoup de bien à énormément de monde, il se reconnaîtra … no comment !! Mon idée du commercial… Citez-moi un dj ou producteur qui fait sa musique pour ne pas la vendre (et qui reste dans l’anonymat total) ? Donc à tous les niveaux, toutes les musiques sont commerciales car on en fait un commerce donc celui qui se dit non-commercial alors qu’il joue gratuit et donne sa musique gratuite aussi… Voilà ! Si tu en connais, je l’engage sur le champ dans mon agence … (rires)
Dans ta biographie, tu décris ton style musical comme étant aussi bien du hardstyle, harddance, jumpstyle, french tek que du retro. On te sait également investi de plus en plus au niveau de la scène électro sous ton pseudonyme Xaruf (verlan de Furax). Alors pourquoi avoir choisi de jouer et produire de ces deux courants de musique électronique complètement différents ? Qu’est-ce cela représente pour toi ? Est-ce une sorte de thérapie musicale ? Un équilibre entre le dynamisme de la harddance et les sons plus « calmes » de la musique électro ?
Oui, j aime beaucoup le courant électro pumping. Je retrouve un peu mes sources du début (techno 1990), puis cela me permet de faire autre chose, aussi bien en dj qu’en production. Je viens de sortir un « Xaruf - Back to the future » sur un label flamand NBE qui marche très fort ! A découvrir… Un album se prépare aussi, mais je ne lâche pas mon style premier ! J’ai encore des soirées Furax que je garde, je joue aussi beaucoup retro ... que du plaisir, allez voir mon myspace/xarufofficial …

A ta carrière de dj se sont ajoutées maintes productions et collaborations de ta part. Il est cependant intriguant de voir la façon dont tu as baptisé certains de tes morceaux ; « Furax Vs Redshark (requin rouge en français) ». Sachant que Redshark est l’un de tes autres pseudonymes, pourrais-tu nous éclairer sur l’utilisation de ce « Furax Vs Redshark » dans de nombreux morceaux à toi ?
Le pseudo Redshark est venu a l’époque ou j’ai signé chez Star Stop Records je ne voulais pas donner Furax en exclusivité donc j ai pris Redshark pour 2 productions, plus tard j’ai associé les deux noms pour les remixs de Big Orgus … et pourquoi Redshark ? C’est simple, j’ai toujours considéré le milieu du disque comme un milieu de requins. Voila pourquoi et je le pense encore aujourd’hui …
Tout amateur de musique électronique n'est sans savoir que ton plus grand succès est certainement le morceau "Big Orgus" en 2004 grâce auquel ton succès s'est répandu à l'échelle du BENELUX et au-delà même. A ce hit incontesté, tu as apporté de nombreux remixes et edits du morceau durant les années qui ont suivi, jusqu'à aujourd'hui encore. Pourquoi avoir voulu reprendre ce succès d'année en année avec de nombreuses nouvelles versions ? Quelle était ta ligne de conduite à travers cela ?
Pour la petite histoire, Big Orgus est sorti en 2003 sous le nom Redshark, puis en 2004 est sorti le premier remix sur le nom DJ Furax vs Redshark. Sur ce, plusieurs remixes sont sortis, j’ai des demandes de maisons de disque qui, chaque année, ressortent des remixes donc je suis le mouvement et comme cela fonctionne à chaque fois, pourquoi se priver... Vous trouverez tous les remixes sur iTunes etc.
A côté de tes nombreuses collaborations avec des acteurs du monde de la nuit et de tes projets sous tes différents pseudonymes, un concept est sorti du lot en 2007, comme l'un de tes plus importants projets de scène. A savoir le concept live FVL (Furax V-Beatz Live), qui est un concept où les artistes (Furax et V-Beatz) remixent et éditent des morceaux en alliant le tout avec leurs productions, les succès du moment et les classiques retro d'époque. Le concept a très vite marché et a fait un carton auprès du public jeune. On sait que ce concept a été laissé de côté pendant une petite année afin de vous permettre de vous concentrer sur votre carrière. Cependant, vous avez fait un retour pour le moins flamboyant cette année lors d'une soirée au Millénium (pour la première) et lors d'une prestation retro à la soirée 2Reactions à Namur en mai dernier. Alors maintenant que le projet est relancé, quelles sont les nouveautés que vous avez apportées au concept par rapport à 2007 ? Et quels sont vos projets pour FVL ?
Tout est dit dans ta question : oui, on revient en force ! Avec un live rétro hardcore qui est très festif et en collaboration avec EFP qui gère la nouvelle scène et la technique, le booking est effectué par notre agence Bebooking… A suivre un album pour 2010.
Comme nous le disions, des milliers de dates depuis plus de 25 ans dont certaines dans des évènements de prestige tels que Qlimax ou Defqon.1. Alors aurais-tu quelques souvenirs qui ont particulièrement marqué toutes ces années de carrière à nous faire partager ? Des bookings qui sont véritablement sortis de l’ordinaire ?
Que de souvenirs, bien sûr les grands events pour ID&T sont fabuleux (Mysteryland, Qlimax, etc… J’ai un souvenir lors d’une soirée aux Pays-Bas : Mysteryland, on me monte dans un ascenseur juste avant de mixer (sans avoir vu la piste de danse) ! Boum, l’intro arrive … Là ! La porte s’ouvre devant mes yeux flachhhhh boumm... 20 000 personnes devant moi les bras en l’air qui hurlent « Furaxxxx » et 1 heure de mix m’a parue durer 10 minutes… C’était terrible…
Tu nous reviens ici avec une toute nouvelle compilation, conçue par tes soins en deux volets, l’un hard sous ton pseudonyme Furax et l’autre électro sous ton pseudonyme Xaruf. Peux-tu nous en dire un peu plus à propos de cette nouvelle compilation, ta sélection musicale,… etc ? Et pourquoi avoir choisi le titre « Fire Soundz » pour ce nouvel opus ?
Fire Soundz car l’équipe voulait absolument que le nom Furax intervienne dans l’intitulé, tu sais que je mets souvent le feu voila la dénomination logique « Furax Fire Soundz». Je suis très heureux de cette compilation.
Nous te remercions de nous avoir accordé un peu de ton temps et te souhaitons d'ores et déjà de bonnes fêtes de fin d'année et une bonne continuation !
De rien ! Je vous invite sur mon site www.djfurax.net, Facebook aussi déjà 14.000 fans et visitez mon agence de booking www.bebooking.be !





