Massive 2010
Mercredi, 27 Janvier 2010 21:36
Hardstyle : Technoboy, Headhunterz, Noisecontrollers, Tatanka, Zenith, Tuneboy, Joshua Hiroshy, Stephanie, Doctor Zot
Hardcore : Paul Elstak, Neophyte, Promo, J.D.A., DJ D, Placid K, Giangy, Rising, Nightmare, MC Jasta
Industrial : CSR aka DJ Plague Live, Akira, Destroyer, D.O.M., X-Fly, Komprex, Sebastian, Italian Terrorist, Ufo
Tout commence donc pour ma part au départ de Wavre où deux amis me rejoignent avant de prendre la route vers Namur pour aller chercher une amie à la gare. Nous ne traînons pas à rejoindre l’aéroport de Charleroi où notre vol pour Milan nous attend pour 12h45.
Une fois partis, nous arrivons un peu avant 15h à l’aéroport de Bergamo où un bus nous attend pour pouvoir rejoindre le centre de Milan à quelques 50 kilomètres de là. Il ne faut pas croire que parce que nous sommes au sud, c’est lunettes solaires, short hawaïen et chemise à cette période de l’année. Bien au contraire, il faisait plus froid à Milan que chez nous où nous étions facilement en dessous de 0. C’est beau de rêver d’été mais là-bas aussi, il faudra encore attendre quelques semaines !
Une fois arrivés dans le centre à la gare centrale de la ville, nous prenons le tram afin de rejoindre la fameuse Piazza del Duomo di Milano où se trouve la célèbre cathédrale, un chef d’œuvre. Mais chef d’œuvre ou pas, il est 15h00 passées et on a FAIM ! Pour cause, ayant déjà repéré les lieux la première fois où je me suis rendu à Milan, je sais que se trouve sur cette place l’unique, le magique, l’ultime fast food... BURGER KING ! Si vous pensez que j’exagère en parlant ainsi de ce simple service de restauration rapide, c’est probablement que vous n’y avez jamais mis les pieds ou que je suis dépendant du Whopper, ce burger au goût de paradis. Ici, nous avons deux jeunes padawan qui s’apprêtent à vivre leur première expérience Burger King et ils le savent, ils ne ressortiront pas pareils de cette expérience, ils seront comme transformés par le goût ultime du fameux burger qui leur apportera un surplus de pureté… Mais soit, revenons à notre sujet principal^^
Une fois la panse bien remplie, nous passons l’après midi dans le centre ville à visiter cette magnifique cité qu’est Milan avec son architecture typiquement italienne et ses lieux atypiques. Nous passerons le début de soirée à siroter un verre dans l’un des cafés du centre avant de prendre la route pour l’East End Studios pour rejoindre l’évènement qui commence à 20h00. Sur la route, je fis la connaissance d’une russe vivant à Milan qui partagea un peu ses impressions sur l’importance de la harddance dans sa ville et en Italie en général. Il s’avère aussi qu’elle rejoindra notre pays le 20 mars prochain pour la BLACK.
Bref, de ce fait, grâce à l’aide de cette milanaise, nous ne pouvons plus nous perdre pour rejoindre les lieux de l’évènement où nous arrivons vers 21h.
Le temps de régler quelques formalités et de situer les lieux, nous partons rejoindre le stage hardstyle pour nous débarrasser de quelques affaires avant de visiter un peu les salles, verre à la main. Quand je parle de salles, nous avons longé les murs de la salle (du salon ?) industrial, la fréquence des bpm ne nous ayant pas vraiment donné envie d’y passer la nuit^^ Un coup d’œil vite fait dans cette salle ainsi que dans le VIP aura suffit.
Nous passons donc la première demi-heure dans le stage hardcore où c’est J.D.A qui est en train de jouer face à un public complètement différent de ceux du BENELUX. Au niveau danse d’abord où le hakke ne semble pas être une danse fort pratiquée par les amateurs de hardcore là-bas. On y retrouve plutôt là un public pratiquant une danse assez « imposante » où les gens se déplacent dans tous les sens. Ensuite le look des personnes dans cette salle n’est en rien comparable à un style militaire que l’on retrouve souvent en hardcore ou à un style skinhead mais plutôt à un style complètement déluré. Des piercings plein le visage, des coiffures étranges et fortement colorées ainsi que des tenues vestimentaires très particulières pour certains. A rajouter à cela, une consommation manifeste de drogues en grande quantité qui a vu par la suite la soirée arrêtée prématurément, dommage, mais j’y reviendrai.
Nous rejoignons ensuite la salle hardstyle, un peu plus petite mais où la première chose qui nous marque fortement est la qualité du son ! Alors là, je dis BRAVO... Waw ! Une qualité de son irréprochable comme j’en ai rarement entendue. Ca tape fort et bien dans le sens où l’on se sent vraiment « dans » la musique grâce à la puissance sonore sans avoir mal aux oreilles et sans ressortir avec les oreilles qui sifflent. C’est là que l’on se rend compte combien une bonne qualité sonore à toute son importance dans un évènement, cela permet de vraiment bien apprécier les performances des artistes et ce même s’ils jouent des morceaux que l’on a souvent entendus. Les apprécier avec une qualité sonore digne de ce nom fait toute la différence. Chapeau donc à l’organisation G-Box sur ce point là. Au niveau de la scène, elle était composée de cercles (style Reverze 2009) fait avec des ponts. Simple mais efficace. A ça, un show light avec des lasers placés sur scène mais aussi dans le fond et sur les côtés de la salle. Cela rendait vraiment bien. Tant qu’à parler des scènes, pour ce qui était du stage hardcore, c’était une scène plus en hauteur avec un écran géant en arrière-plan. Là aussi, une très grande qualité de son !
Nous terminons d’apprécier le set de Doctor Zot que je n’avais jamais entendu en live et que j’ai vraiment bien apprécié ! Un très bon set selon moi avec pas mal de morceaux moins «commerciaux» dont quelques-uns que je ne connaissais pas. Les sonorités typiquement italiennes pour l’ensemble d’un set de qualité.
Une fois la performance de Doctor Zot finie, c’est la charmante Stephanie qui prend le contrôle des platines pour un set fort agréable où elle nous ressort quelques classiques incontournables tel que Frontliner – The First Cut ou encore l’un de ses morceaux culte « The Power Of Love ». Elle s’est également improvisée MC pour rajouter un peu plus d’ambiance à l’évènement. Il ne fait aucun doute qu’elle apprécie être là et le public le lui rend bien. Un public fort réceptif et très dansant qui a apporté une bonne part d’ambiance. Les drogues y étaient peut-être pour quelque chose au vu de la tournure des évènements à la fin...
C’est au tour d’Headhunterz de monter sur scène pour performer. L’artiste qui s’apprête à vivre l’une des soirées de sa vie ce samedi au Heinkenen Music Hall d’Amsterdam pour sa propre X-Qlusive, joue décontracté face à un nombre manifeste de fans qui l’attendaient dès son arrivée. Je retiendrai deux de ses nouveaux morceaux très réussis, à savoir « Psychedelic » et « Dreamcatcher ». Un bon set dans l’ensemble.
La soirée suit son court et c’est Technoboy et Tuneboy (TNT) qui prennent place pour un set en b2b pour nous envoyer du lourd ! J’aurai regretté l’absence de l’un des maitres italiens de la scène hardstyle, Zatox dont le vinyl à venir (Andromeda, Ear Fucking, Drop The Track et Creation) s’annonce pour moi être l’un des meilleurs de l’année 2010. Des morceaux d’une puissance phénoménale ! Les deux artistes n’hésitent pas à nous sortir des morceaux du style dont « Ear Fucking » cité plus haut. Nous avons donc eu droit, là aussi, à une très bonne performance.
Les Noisecontrollers étant arrivés quelques minutes plutôt, ils montent sur scène à leur tour alors que doivent encore suivre par après les artistes Tatanka et Zenith.
La première moitié de leur set se passe bien. Je n’y aurai cependant pas vraiment prêté attention musicalement si ce n’est au morceau « Shiverz », l’une des meilleures productions de l’année 2009 à mes yeux, qui passe toujours aussi bien !
Il est alors un peu moins de 2h du matin (l’évènement étant sensé finir à 4h00 ou 5h00, je ne me rappelle plus exactement) quand la musique s’arrête et que l’éclairage de la salle s’allume. On me rapporte alors que l’évènement s’arrête pour cause d’excès de consommation de drogues. On peut directement sentir la tension monter au sein du public qui dès l’instant où tout s’arrête se met à crier sa colère, bras en l’air. La sécurité ne peut plus contrôler les débordements du public qui pousse les barrières jusqu’aux abords de la scène. Stephanie et Technoboy essayent alors de calmer la foule en leur parlant au micro mais les gens n’en ont que faire. La colère est compréhensible quant au fait que l’évènement s’arrête prématurément mais l’attitude est pitoyable. Beaucoup de personnes semblant sous l’effet des drogues, nous décidons alors de quitter en vitesse les lieux par peur que cela finisse en émeute violente. C’est alors qu’une fois en direction de la sortie, le public commence à chanter des chansons en italien qui doivent manifestement être célèbres là-bas.
C’est à ce moment là que notre soirée devient plus dingue encore... la musique reprend soudainement et le public fait exploser sa joie. Nous ne comprenons plus ce qui est en train de se passer. La sécurité n’agit plus et les limites entre public et backstage n’existent plus. Du coup, les gens s’empressent de rejoindre les backstages et d’entourer les artistes sur scène. Non plus uniquement les Noisecontrollers mais tous les artistes de la soirée qui se mettent alors à jouer ensemble. C’est alors un Headhunterz Ft. Technoboy Ft. Tuneboy Ft. Noisecontrollers Ft. Stephanie qui débute. L’ordre de passage est complètement chamboulé et les artistes se font plaisir à l’usage des effets dans leur mix. Complètement fou !
Pour notre part, nous ne comprenons plus rien à ce qui se passe tellement tout ça est surréaliste, je n’avais jamais vu ça dans un évènement. Il faudra reprocher à la sécurité sa totale incompétence en ayant laissé passé plusieurs fois des personnes en backstage sans accès. Peut-être la peur du public ? Mais qui gère la sécurité alors ?
Une bonne demi-heure après tout cela, la soirée reprend normalement, l’éclairage de la salle s’éteint et la séparation public/backstage est rétablie. En ce qui concerne les performances, les artistes continuent à jouer tous ensemble. Cette soirée est complètement folle et nous sommes contents de constater que l’évènement n’a pas dégénéré, du moins à ce moment -là…
C’est une heure plus tard que l’on vient m’annoncer que la soirée va être stoppée pour de bon. Sur base de cette information, nous décidons de quitter les lieux de peur que tout ça tourne vraiment mal cette fois. Nous prenons donc nos affaires et ne trainons pas à prendre le chemin du retour.
Il s’avère que nous avons bien fait de quitter les lieux car ce qui a suivi est vraiment honteux ! Selon ce que m’a rapporté notre amie russe rencontrée quelques heures plutôt et restée sur les lieux, le public s’en est pris aux bars et au vestiaire, dévastant tout. Ce sont des centaines de personnes révoltées, pour la plupart fortement droguées et ne contrôlant donc pas tous leurs actes, qui ont tout saccagé. Stephanie ne trouva rien d’autre à dire pour me définir cette situation le lendemain que de « comportement animal » ! Suite à ces faits, il est fort probable que le premier évènement harddance d’Italie de G-Box fût le dernier…
La colère peut-être justifiée pour des clients qui n’ont pas eu droit à toute leur soirée mais le comportement qui s’en est ensuivi est intolérable, ce sont des journées de travail de préparation saccagées.
Malgré ces faits, pour notre part, nous sommes revenu avec d’excellents souvenirs de cette soirée, ayant évité l’émeute finale. Je retiens cet évènement comme l’un de mes meilleurs, tout ça était complètement dingue.
Il est important de souligner qu’à côté des malheureux faits qui ont sali l’image de l’évènement, G-Box nous a sortit une programmation de qualité, un excellent soundsystem et des stages bien conçus. Bravo à eux !






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