Après 2h30 de route jusqu’Amsterdam en écoutant la compile Full On Ferry – Ibiza de Corsten (que je ne recommande pas du tout) et beaucoup de cars croisés sur la route, mais tous pour Dominator 2011 qui se tenait le même jour, nous – TomRaver & moi-même – arrivons près de l’aéroport d’Amsterdam, Schilpol. Très près. Vraiment très près. En fait, on se rend compte qu’on est en train de nous diriger vers l’un des parkings de cet aéroport. Et là, Alda Events décroche sa première palme, la palme pour le parking le plus cher que nous ayons jamais payé : 15€ !! Je peste contre le gardien qui se justifie en disant que les parkings sont tous chers à Amsterdam (oui, mais quand même !!) et que cela comprend une navette de bus (parce qu’en plus ce n’est pas tout près ?! Et cette navette n’est pas inclus dans le prix du ticket déjà bien élevé ?), songe un moment à faire du parking sauvage dans les rues puis finalement je me résous comme un bon mouton à suivre le troupeau et a lâché ces 15€, pour arriver dans un graaand parking d’aéroport quasiment vide, aiguillé par 8 personnes de l’orga pour être sûr qu’on trouve une place. Voilà, je n’ai plus de quoi me payer à boire sur le site du festival.
Sur le trajet de ladite navette qui nous amène à Amsterdam Bos, le lieu de l’événement situé à 10 bonnes minutes de marche à pied, nous croisons beaucoup de parkings non officiels sur la route pour un prix moyen de 10€. Un Be-Danceux me confiera plus tard qu’il a su se garer gratuitement. Grr…
Après 10 autres minutes de marche à pied depuis l’arrêt de la navette jusqu’aux portes du festival, je me dois d’accorder une deuxième palme à Alda Events : celle de la meilleure fouille 2011 ! En plus des petites poubelles « drop your drugs here, please » ( !), je suis fouillé de la tête aux pieds en passant par l’arrière de la ceinture, le dessous de mon bob qui n’est pourtant pas fouillé les trois-quarts du temps, un coup d’œil studieux jusqu’entre les mouchoirs de mon paquet de mouchoirs, bref une fouille très complète qui m’en a donné des frissons ! Cela n’aura pas empêché bon nombre de gens de rentrer avec de la drogue, mais pour moi il est évident que la sécurité n’arrivera jamais à interpeller une personne qui s’est jurée de rentrer avec des produits illicites, à moins d’avoir des chiens.
Concernant la déco, honnêtement je m’attendais à moins de la part d’Alda Events, bien que ce type de déco soit probablement la norme aux Pays-Bas. C’est plutôt pas mal en fait. Le Main permet beaucoup de place à l’arrière et le deuxième stage, celui retransmis en live, se situe dans une tente, et c’est étonnamment là qu’auront lieu les B2Bs, le peak hour de la journée. Qu’est-ce que ces B2Bs ? Je reviendrai sur ce point ultérieurement… Coté son, cela va fort sur les deux stages, surtout le Main, donc port de boules quiès absolument indispensable, mais la qualité est toutefois très bonne et on distingue fort bien les mélodies. De temps en temps, des danseuses / danseurs font leur apparition sur le Main dans des tenues qui donne l’impression qu’ils sont sous cellophane. Rien de sexy à cela. Toujours sur le Main, entre deux deejay sets, Nadia Ali pousse la chansonnette. Inutile et ça fait redescendre l’ambiance, mais puisque Nadia Ali est sur place, autant qu’elle chante un peu !
01. Sander van Doorn – Daddyrock (Arty Remix)
02. ID
03. Mark Sherry – Phantasmic (Original Mix)
04. Leon Bolier – Vengeance Vengeance
05. Orjan Nilsen – Go Fast!
06. ID
07. Marcel Woods – BPM
08. Leon Bolier – Cape Town
09. Leon Bolier and Marcus Schossow – 2099
10. ID
11. Ummet Ozcan – Reboot
12. Leon Bolier – Ocean Drive Boulevard
13. ID
14. W&W – AK47
Ainsi que je l’avais signalé dans ma dernière news au sujet de l’Electronic Family, les 100 premières personnes à acquérir un slice de 20 tickets recevront un carton d’invitation pour assister à une séance unplugged avec Eller van Buuren (le frère de l’autre), son groupe et quelques guests tels Nadia Ali & Christian Burns. Suzana devait également être présente, mais elle ne pu finalement s’y rendre. Ce que je n’avais pas précisé dans ma news, parce-que je l’ignorais, c’est que pour acquérir 20 tickets, il fallait débourser environ 50€ ! Ce qu’Adagio00 & HarmoniQ ont fait ! Pourtant…il suffisait, comme nous, d’arriver à la bourre et de ramasser des invitations trainant sur une table :-) Puisqu’on a ce privilège d’être « convié », nous nous mettons donc à la recherche du lieu de cette exclusivité. Sur le carton d’invit, il est noté : « au coin à gauche des caisses ». Un coin…un coin…et à gauche…mais à gauche en ayant le Main de dos ou de face ? On cherche, on interroge un peu tout le monde et personne ne sait, puis finalement un quart d’heure plus tard on trouve l’entrée : deux feuilles timidement placardées sur un panneau EXIT. Nous arrivons ainsi dans une petite clairière avec des bancs et Eller & co qui se produisent devant un petit public de bien moins que 100 personnes. C’est très sympa, bien qu’un peu mou comme on pouvait s’y attendre, mais cela témoigne des grandes capacités de chanteurs qu’on n’aperçoit qu’en featuring. Il y a même une régie pour…on ne sait pas. Les chanteurs et accompagnateurs se plaignent, à raison, d’être dérangé par le son provenant du Mainstage, et il est vrai que cette clairière se situait bien trop près des stages et qu’on entendait dès lors bien mieux le son puissant de Gabriel & Dresden aux platines que la guitare acoustique d’Eller qui ne sait plus où se mettre. Somme toute, c’était une expérience sympa, intéressante, mais Adagio00 & HarmoniQ auront surtout apprécié la quantité d’alcool qu’ils ont dès lors pu boire ce jour là avec 50€ de tickets.
Gabriel & Dresden, parlons-en… Après leur séparation, ils se sont réunis quelques années plus tard et récemment, suite à une forte demande du public. Pour ma part, j’attendais grandement ce retour sur scène, tant j’ai admiré leur carrière ensemble et la tonne de tueries qu’ils ont produites à la plus belle époque de la trance, des productions jouées par tous. Que deviennent-ils du coup ? Ils jouent electro-trance. Je n’ai aucun soucis par rapport à cela, mais plutôt que de produire un nouvel album avec de nouvelles sonorités, ou encore d’effectuer un come-back consistant à ressortir leurs classiques très plébiscitées, ils ont perdu leur temps à remixer / chercher des remix de tous leurs gros succès du passé pour les tourner dans des versions progressive-electro très mollassonnes, plates, sans goût et inintéressantes. Une GRANDE déception !!
Sans plus attendre, on retrouve le B2B de Jochen Miller & Rank 1. Un très bon set très vivant et bien mixé, globalement assez entrainant et il s’avère efficace pour chauffer toute la tente avant le peak hour de la journée.
01. ID
02. Sander van Doorn feat. Carol Lee – Love Is Darkness
03. Rank 1 – Airwave (Remix)
04. Jochen Miller – ID
05. ID
06. Red Hot Chili Peppers – By The Way (Remix)
07. ID
08. ID
09. Dennis Sheperd & Cold Blue feat. Ana Criado – Fallen Angel
10. Ben Gold – Pandemic
11. ID
12. Rank 1 & Jochen Miller vs. John O’Callaghan feat. Sarah Howells – The Great Find Yourself (Gareth Emery Mashup)
13. ID
14. Beat Service – Outsider
15. Cosmic Gate – Fire Wire (Rank 1 Remix)
16. Rank 1 – L.E.D. There Be Light
17. Jochen Miller – Lost Connection
18. Rank 1 – ID
19. Above & Beyond feat. Richard Bedford – Sun & Moon (Marcus Schössow Remix)
01. Armin van Buuren – Full Focus (Chris Schweizer Remix)
02. Beat Service – Outsider
03. Orjan Nilsen – Between the Rays
04. Markus Schulz Presents Dakota – Sleepwalkers
05. Protoculture Featuring Shannon Hurley – Sun Gone Down
06. 4 Strings – Twilight Mode
07. Dennis Sheperd & Cold Blue Featuring Ana Criado – Fallen Angel (Dennis Sheperd Club Mix)
08. The Chemical Brothers vs. ID – Hey Boy Hey Girl vs. ID (Markus Schulz Mashup)
09. Sander van Doorn vs. Afrojack & R3hab – Koko Prutata (First State Mashup / Markus Schulz Edit)
La session de 30 minutes suivante avec Corsten est nettement meilleure ! Elle contient évidemment la collab’ Minack de nos deux compères, mais surtout leur nouvelle compo annoncée : Brut. Cerise sur le gâteau : leur ancienne compo Exhale. Globalement bien endiablé, ce B2B fut puissant !
02. Cosmic Gate – The Theme
03. System F – Out Of The Blue
04. Armin van Buuren & Ferry Corsten – Minack
05. Ferry Corsten & Armin van Buuren – Brut
06. System F & Armin van Buuren – Exhale
Je n’y étais pas, mais on me dit que ce sont finalement les 30 minutes avec Gareth Emery qui furent les meilleures. Décidé à se la jouer uplift, il a clairement dominé le B2B en poussant Armin à monter de plus en plus haut (et ce dernier en a montré des signes d’étonnement, l’air de dire « quoi, déjà un tel niveau de BPM ?). Le set est dès lors monté à un niveau de folie que plus aucun set n’a atteint par la suite.
01. Gaia – Tuvan (Gareth Emery Remix)
02. Gareth Emery & Ben Gold – Flash
03. Veracocha – Carte Blanche (Alex M.O.R.P.H. Remix)
04. Gareth Emery feat. Lucy Saunders – Sanctuary (Giusseppe Ottaviani Remix)
05. Armin van Buuren vs. Simon Patterson feat. BT – Latika These Silent Hearts (Armin van Buuren Mashup)
06. Airscape – L’Esperanza (Armin van Buuren Remix)
Ces B2Bs eurent lien en plein milieu de l’après-midi, avec Gareth Emery puis Schulz en face sur l’autre stage (ils ont du courir vite pour s’y rendre), bref des pointues. Parce qu’Alda Events avait prévu des pointures en face de ces sessions de B2B, cela a pu contribuer à (tenter de) vider quelque peu la tente ASOT, pour ne pas que tous les festivaliers s’y retrouvent… Par ailleurs, pour info, sachez que, sur la timetable, deux deejays ne finissaient jamais en même temps sur les deux stages, ce qui permettait sans cesse de passer du Main à la tente ASOT pour entamer ou terminer un petit bout de set de l’autre deejay en cours. A cette fin, la timetable a vraiment été conçue intelligemment.
Ferry Corsten chauffe tout de suite son public avec ses deux gros succès Feel It et Check It Out, des monstres sur un dancefloor ! Un très bon set au final avec toutefois quelques bizarreries.
Armin van Buuren, dernier deejay de la journée, prend place devant une foule dense. Il devient nettement plus difficile de bouger, sans compter que nous avons du supporter cette fois encore les « zombies », ces néerlandais faits en tablettes de chocolat fondus gonflés à la testostérone qui tournent le dos au deejay et passent davantage de temps à se parler (fort, et ce bavardage persistant par-dessus le set est agaçant et bien audible) et à bousculer tout le monde pour aller saluer un pote aperçu quelques mètres plus loin. Pour eux, voir le deejay numéro un mondial en outdoor ou Artento Divini dans un club, c’est du pareil au même… Leur femme, consultant autant les chirurgiens esthétiques que certaines des solariums, ne sont pas mieux. Pour leur défense, ils prennent de la place mais ne gênent personne. Du coup, moyenne d'âge élevée, et ça se voit.
Un Be-Danceux signalait récemment sur le forum qu’Armin adapte ses sets aux Pays-Bas afin de les rendre plus tech, moins mélodieux, ce que je pense approuver. Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : j’y ai tout de même passé un bon moment et au final son set était très bien cousu.
Sur la dernière heure, la team Alda Events se prend le trip de parcourir la foule avec une série de ballons incrustés de LEDs qu’on retrouvera rapidement un peu partout. Sympa et bon enfant, à l’image de tout ce festival.
Le dernier quart d’heure termine en un feu d’artifice sur une version particulière très entrainante de In & Out Of Love. Les quelques lasers ont démarré peu avant cela. C’est d’un très bel effet et cela accompagne à merveille la musique même si c’est fort court. Un grand moment.
Pour le retour à la voiture, je me dois de signaler l'excellence de l'organisation car nous avons été géré jusqu'au bout, avec des agents nous indiquant quel bus prendre et qui stoppe la foule quand une navette est trop chargée, des indications claires et des infos bien données. Irréprochable tant à l'aller qu'au retour. Sans eux, cela aurait pu être chaotique.
Au bout de cette première édition, Alda Events annonce d’ores et déjà une seconde, et dit ne pas être contre un export à l’international. Si globalement nous avons bien apprécié cette première édition malgré un prix élevé non justifié et une météo perpétuellement grise (mes festivals 2011 sont-ils donc tous condamnés à être grisâtre ?), cela risque de ne pas être aussi simple de convaincre les gens de venir une seconde fois. Booker Armin / Schulz / Corsten / Emery ne suffira plus. Pourtant, ce cadre offre des perspectives de croissance intéressantes. Pour info, le deuxième stage voyait aussi défiler Simon Patterson / Alex M.O.R.P.H. et Sied van Riel.
Dans l’absolu, sans évoquer ce concept et son futur, cet event s’est montré plaisant, fort bien disposé avec toutes ces petites voitures/caravanes et son personnel kitsch, une timetable intelligente et l’excellent moment sur les B2Bs, entre autres. Pour ma part, je n’ai cependant pas été satisfait par tous les deejay sets, regrettant par moment la prédominance d’un style club/electro assez plat sur des plaques mélodieuses accompagnés de breaks épiques, même s'il s'agissait heureusement de passes. Tant qu'à faire, j'aime autant un Sander van Doorn qui s'assume ou carrément de vrais deejays house avec des sons de qualité. Ceci, et la frustration de flasher sur une jolie fille de dos, qui se révèle – de face – être l’un de ces « zombies » qui parasite les dancefloors avec ses amis.
Source photos : Link2Party.nl
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Electronic Family 2011
Écrit par Reiko Dimanche, 31 Juillet 2011 21:09
Une semaine à peine après la Tomorrowland 2011 et le très peu de trance qu’au moins moi y ai fait, nous avons entamé une semaine plus tard un tout nouveau festival entièrement trance, beaucoup plus petit forcément mais pas tellement moins cher pour ce qui est du prix : l’Electronic Family d’Alda Events. Première édition, premières impressions.
Après 2h30 de route jusqu’Amsterdam en écoutant la compile Full On Ferry – Ibiza de Corsten (que je ne recommande pas du tout) et beaucoup de cars croisés sur la route, mais tous pour Dominator 2011 qui se tenait le même jour, nous – TomRaver & moi-même – arrivons près de l’aéroport d’Amsterdam, Schilpol. Très près. Vraiment très près. En fait, on se rend compte qu’on est en train de nous diriger vers l’un des parkings de cet aéroport. Et là, Alda Events décroche sa première palme, la palme pour le parking le plus cher que nous ayons jamais payé : 15€ !! Je peste contre le gardien qui se justifie en disant que les parkings sont tous chers à Amsterdam (oui, mais quand même !!) et que cela comprend une navette de bus (parce qu’en plus ce n’est pas tout près ?! Et cette navette n’est pas inclus dans le prix du ticket déjà bien élevé ?), songe un moment à faire du parking sauvage dans les rues puis finalement je me résous comme un bon mouton à suivre le troupeau et a lâché ces 15€, pour arriver dans un graaand parking d’aéroport quasiment vide, aiguillé par 8 personnes de l’orga pour être sûr qu’on trouve une place. Voilà, je n’ai plus de quoi me payer à boire sur le site du festival.
Sur le trajet de ladite navette qui nous amène à Amsterdam Bos, le lieu de l’événement situé à 10 bonnes minutes de marche à pied, nous croisons beaucoup de parkings non officiels sur la route pour un prix moyen de 10€. Un Be-Danceux me confiera plus tard qu’il a su se garer gratuitement. Grr…
Après 10 autres minutes de marche à pied depuis l’arrêt de la navette jusqu’aux portes du festival, je me dois d’accorder une deuxième palme à Alda Events : celle de la meilleure fouille 2011 ! En plus des petites poubelles « drop your drugs here, please » ( !), je suis fouillé de la tête aux pieds en passant par l’arrière de la ceinture, le dessous de mon bob qui n’est pourtant pas fouillé les trois-quarts du temps, un coup d’œil studieux jusqu’entre les mouchoirs de mon paquet de mouchoirs, bref une fouille très complète qui m’en a donné des frissons ! Cela n’aura pas empêché bon nombre de gens de rentrer avec de la drogue, mais pour moi il est évident que la sécurité n’arrivera jamais à interpeller une personne qui s’est jurée de rentrer avec des produits illicites, à moins d’avoir des chiens.

Concernant la déco, honnêtement je m’attendais à moins de la part d’Alda Events, bien que ce type de déco soit probablement la norme aux Pays-Bas. C’est plutôt pas mal en fait. Le Main permet beaucoup de place à l’arrière et le deuxième stage, celui retransmis en live, se situe dans une tente, et c’est étonnamment là qu’auront lieu les B2Bs, le peak hour de la journée. Qu’est-ce que ces B2Bs ? Je reviendrai sur ce point ultérieurement… Coté son, cela va fort sur les deux stages, surtout le Main, donc port de boules quiès absolument indispensable, mais la qualité est toutefois très bonne et on distingue fort bien les mélodies. De temps en temps, des danseuses / danseurs font leur apparition sur le Main dans des tenues qui donne l’impression qu’ils sont sous cellophane. Rien de sexy à cela. Toujours sur le Main, entre deux deejay sets, Nadia Ali pousse la chansonnette. Inutile et ça fait redescendre l’ambiance, mais puisque Nadia Ali est sur place, autant qu’elle chante un peu !

01. Sander van Doorn – Daddyrock (Arty Remix)
02. ID
03. Mark Sherry – Phantasmic (Original Mix)
04. Leon Bolier – Vengeance Vengeance
05. Orjan Nilsen – Go Fast!
06. ID
07. Marcel Woods – BPM
08. Leon Bolier – Cape Town
09. Leon Bolier and Marcus Schossow – 2099
10. ID
11. Ummet Ozcan – Reboot
12. Leon Bolier – Ocean Drive Boulevard
13. ID
14. W&W – AK47
Ainsi que je l’avais signalé dans ma dernière news au sujet de l’Electronic Family, les 100 premières personnes à acquérir un slice de 20 tickets recevront un carton d’invitation pour assister à une séance unplugged avec Eller van Buuren (le frère de l’autre), son groupe et quelques guests tels Nadia Ali & Christian Burns. Suzana devait également être présente, mais elle ne pu finalement s’y rendre. Ce que je n’avais pas précisé dans ma news, parce-que je l’ignorais, c’est que pour acquérir 20 tickets, il fallait débourser environ 50€ ! Ce qu’Adagio00 & HarmoniQ ont fait ! Pourtant…il suffisait, comme nous, d’arriver à la bourre et de ramasser des invitations trainant sur une table :-) Puisqu’on a ce privilège d’être « convié », nous nous mettons donc à la recherche du lieu de cette exclusivité. Sur le carton d’invit, il est noté : « au coin à gauche des caisses ». Un coin…un coin…et à gauche…mais à gauche en ayant le Main de dos ou de face ? On cherche, on interroge un peu tout le monde et personne ne sait, puis finalement un quart d’heure plus tard on trouve l’entrée : deux feuilles timidement placardées sur un panneau EXIT. Nous arrivons ainsi dans une petite clairière avec des bancs et Eller & co qui se produisent devant un petit public de bien moins que 100 personnes. C’est très sympa, bien qu’un peu mou comme on pouvait s’y attendre, mais cela témoigne des grandes capacités de chanteurs qu’on n’aperçoit qu’en featuring. Il y a même une régie pour…on ne sait pas. Les chanteurs et accompagnateurs se plaignent, à raison, d’être dérangé par le son provenant du Mainstage, et il est vrai que cette clairière se situait bien trop près des stages et qu’on entendait dès lors bien mieux le son puissant de Gabriel & Dresden aux platines que la guitare acoustique d’Eller qui ne sait plus où se mettre. Somme toute, c’était une expérience sympa, intéressante, mais Adagio00 & HarmoniQ auront surtout apprécié la quantité d’alcool qu’ils ont dès lors pu boire ce jour là avec 50€ de tickets.
Gabriel & Dresden, parlons-en… Après leur séparation, ils se sont réunis quelques années plus tard et récemment, suite à une forte demande du public. Pour ma part, j’attendais grandement ce retour sur scène, tant j’ai admiré leur carrière ensemble et la tonne de tueries qu’ils ont produites à la plus belle époque de la trance, des productions jouées par tous. Que deviennent-ils du coup ? Ils jouent electro-trance. Je n’ai aucun soucis par rapport à cela, mais plutôt que de produire un nouvel album avec de nouvelles sonorités, ou encore d’effectuer un come-back consistant à ressortir leurs classiques très plébiscitées, ils ont perdu leur temps à remixer / chercher des remix de tous leurs gros succès du passé pour les tourner dans des versions progressive-electro très mollassonnes, plates, sans goût et inintéressantes. Une GRANDE déception !!
Sans plus attendre, on retrouve le B2B de Jochen Miller & Rank 1. Un très bon set très vivant et bien mixé, globalement assez entrainant et il s’avère efficace pour chauffer toute la tente avant le peak hour de la journée.
01. ID
02. Sander van Doorn feat. Carol Lee – Love Is Darkness
03. Rank 1 – Airwave (Remix)
04. Jochen Miller – ID
05. ID
06. Red Hot Chili Peppers – By The Way (Remix)
07. ID
08. ID
09. Dennis Sheperd & Cold Blue feat. Ana Criado – Fallen Angel
10. Ben Gold – Pandemic
11. ID
12. Rank 1 & Jochen Miller vs. John O’Callaghan feat. Sarah Howells – The Great Find Yourself (Gareth Emery Mashup)
13. ID
14. Beat Service – Outsider
15. Cosmic Gate – Fire Wire (Rank 1 Remix)
16. Rank 1 – L.E.D. There Be Light
17. Jochen Miller – Lost Connection
18. Rank 1 – ID
19. Above & Beyond feat. Richard Bedford – Sun & Moon (Marcus Schössow Remix)

01. Armin van Buuren – Full Focus (Chris Schweizer Remix)
02. Beat Service – Outsider
03. Orjan Nilsen – Between the Rays
04. Markus Schulz Presents Dakota – Sleepwalkers
05. Protoculture Featuring Shannon Hurley – Sun Gone Down
06. 4 Strings – Twilight Mode
07. Dennis Sheperd & Cold Blue Featuring Ana Criado – Fallen Angel (Dennis Sheperd Club Mix)
08. The Chemical Brothers vs. ID – Hey Boy Hey Girl vs. ID (Markus Schulz Mashup)
09. Sander van Doorn vs. Afrojack & R3hab – Koko Prutata (First State Mashup / Markus Schulz Edit)
La session de 30 minutes suivante avec Corsten est nettement meilleure ! Elle contient évidemment la collab’ Minack de nos deux compères, mais surtout leur nouvelle compo annoncée : Brut. Cerise sur le gâteau : leur ancienne compo Exhale. Globalement bien endiablé, ce B2B fut puissant !

02. Cosmic Gate – The Theme
03. System F – Out Of The Blue
04. Armin van Buuren & Ferry Corsten – Minack
05. Ferry Corsten & Armin van Buuren – Brut
06. System F & Armin van Buuren – Exhale
Je n’y étais pas, mais on me dit que ce sont finalement les 30 minutes avec Gareth Emery qui furent les meilleures. Décidé à se la jouer uplift, il a clairement dominé le B2B en poussant Armin à monter de plus en plus haut (et ce dernier en a montré des signes d’étonnement, l’air de dire « quoi, déjà un tel niveau de BPM ?). Le set est dès lors monté à un niveau de folie que plus aucun set n’a atteint par la suite.
01. Gaia – Tuvan (Gareth Emery Remix)
02. Gareth Emery & Ben Gold – Flash
03. Veracocha – Carte Blanche (Alex M.O.R.P.H. Remix)
04. Gareth Emery feat. Lucy Saunders – Sanctuary (Giusseppe Ottaviani Remix)
05. Armin van Buuren vs. Simon Patterson feat. BT – Latika These Silent Hearts (Armin van Buuren Mashup)
06. Airscape – L’Esperanza (Armin van Buuren Remix)
Ces B2Bs eurent lien en plein milieu de l’après-midi, avec Gareth Emery puis Schulz en face sur l’autre stage (ils ont du courir vite pour s’y rendre), bref des pointues. Parce qu’Alda Events avait prévu des pointures en face de ces sessions de B2B, cela a pu contribuer à (tenter de) vider quelque peu la tente ASOT, pour ne pas que tous les festivaliers s’y retrouvent… Par ailleurs, pour info, sachez que, sur la timetable, deux deejays ne finissaient jamais en même temps sur les deux stages, ce qui permettait sans cesse de passer du Main à la tente ASOT pour entamer ou terminer un petit bout de set de l’autre deejay en cours. A cette fin, la timetable a vraiment été conçue intelligemment.

Ferry Corsten chauffe tout de suite son public avec ses deux gros succès Feel It et Check It Out, des monstres sur un dancefloor ! Un très bon set au final avec toutefois quelques bizarreries.
Armin van Buuren, dernier deejay de la journée, prend place devant une foule dense. Il devient nettement plus difficile de bouger, sans compter que nous avons du supporter cette fois encore les « zombies », ces néerlandais faits en tablettes de chocolat fondus gonflés à la testostérone qui tournent le dos au deejay et passent davantage de temps à se parler (fort, et ce bavardage persistant par-dessus le set est agaçant et bien audible) et à bousculer tout le monde pour aller saluer un pote aperçu quelques mètres plus loin. Pour eux, voir le deejay numéro un mondial en outdoor ou Artento Divini dans un club, c’est du pareil au même… Leur femme, consultant autant les chirurgiens esthétiques que certaines des solariums, ne sont pas mieux. Pour leur défense, ils prennent de la place mais ne gênent personne. Du coup, moyenne d'âge élevée, et ça se voit.

Un Be-Danceux signalait récemment sur le forum qu’Armin adapte ses sets aux Pays-Bas afin de les rendre plus tech, moins mélodieux, ce que je pense approuver. Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : j’y ai tout de même passé un bon moment et au final son set était très bien cousu.
Sur la dernière heure, la team Alda Events se prend le trip de parcourir la foule avec une série de ballons incrustés de LEDs qu’on retrouvera rapidement un peu partout. Sympa et bon enfant, à l’image de tout ce festival.
Le dernier quart d’heure termine en un feu d’artifice sur une version particulière très entrainante de In & Out Of Love. Les quelques lasers ont démarré peu avant cela. C’est d’un très bel effet et cela accompagne à merveille la musique même si c’est fort court. Un grand moment.
Pour le retour à la voiture, je me dois de signaler l'excellence de l'organisation car nous avons été géré jusqu'au bout, avec des agents nous indiquant quel bus prendre et qui stoppe la foule quand une navette est trop chargée, des indications claires et des infos bien données. Irréprochable tant à l'aller qu'au retour. Sans eux, cela aurait pu être chaotique.

Au bout de cette première édition, Alda Events annonce d’ores et déjà une seconde, et dit ne pas être contre un export à l’international. Si globalement nous avons bien apprécié cette première édition malgré un prix élevé non justifié et une météo perpétuellement grise (mes festivals 2011 sont-ils donc tous condamnés à être grisâtre ?), cela risque de ne pas être aussi simple de convaincre les gens de venir une seconde fois. Booker Armin / Schulz / Corsten / Emery ne suffira plus. Pourtant, ce cadre offre des perspectives de croissance intéressantes. Pour info, le deuxième stage voyait aussi défiler Simon Patterson / Alex M.O.R.P.H. et Sied van Riel.
Dans l’absolu, sans évoquer ce concept et son futur, cet event s’est montré plaisant, fort bien disposé avec toutes ces petites voitures/caravanes et son personnel kitsch, une timetable intelligente et l’excellent moment sur les B2Bs, entre autres. Pour ma part, je n’ai cependant pas été satisfait par tous les deejay sets, regrettant par moment la prédominance d’un style club/electro assez plat sur des plaques mélodieuses accompagnés de breaks épiques, même s'il s'agissait heureusement de passes. Tant qu'à faire, j'aime autant un Sander van Doorn qui s'assume ou carrément de vrais deejays house avec des sons de qualité. Ceci, et la frustration de flasher sur une jolie fille de dos, qui se révèle – de face – être l’un de ces « zombies » qui parasite les dancefloors avec ses amis.

Source photos : Link2Party.nl
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