Axwell Official World Tour Release @ Noxx Antwerp

Samedi dernier, nous avons eu un avant-goût de ce que sera le show Swedish House Mafia à la prochaine édition de Tomorrowland. L’un de ses membres, Axwell, était présent au Noxx d’Anvers, pour l’occasion complètement relooké, conjointement organisé par les Liégeois de Legendz qui ne cessent de lancer des soirées en ce moment. Who’s gonna save the world tonight ?

Pour rappel, le Noxx est l’une des boites les plus prestigieuses du pays. Avec cinq salles (le Main, la Salle Noire, une salle sur les toits mais sous tente appelée Sky Club, une salle au premier étage du Main souvent VIP appelée Terrazza, et une cinquième que je ne localise pas – peut-être est-ce les toilettes ? EDIT : on y joue du R&B me dit-on donc logique que je ne m'y sois jamais perdu), et son célèbre plafond de LEDs du Main, le Noxx est ouvert tous les jeudis – samedis – dimanches et invite fréquemment des noms de prestige de plusieurs styles musicaux. Ici, ils ont sorti du « first world class deejay » en bookant Axwell, douzième meilleur deejay de la planète selon le classement de Dj Mag, et pointure du mouvement house/electro devenu très plébiscité et donc très mainstream ces dernières années. Certains le considèrent comme la tête pensante du trio Swedish House Mafia. Une si grande popularité aura forcément eu un impact sur le prix des tickets : 20€ pour un seul guest en club ! Toutefois, à notre grande surprise, cet argent semble également avoir été investi dans un relooking complet de la boite à cette occasion, et c’est à un véritable show que nous avons assisté !





Obligation familiale oblige, nous arrivons tardivement au Noxx, peu avant 1h. Il n’y a pas grand monde à l’entrée et on passe donc assez vite, ce qui me permet une fois de plus de passer subtilement avec des « chaussures sombres » mais qui ne masquent que fort peu le fait qu’il s’agisse en fait de baskets. Une fois à l’intérieur, voyant beaucoup de personnes simplement en jeans – t-shirt avec chaussures blanches, je me dis qu’un dresscode n’existe plus au Noxx ?
Bien que je sois venu voici à peine deux mois, je reconnais difficilement les lieux. On nous fait passer à coté de la Salle Noire pour débarquer dans le Main depuis l’avant, à coté de la deejay booth. Les premières minutes sont suffocantes : il y a énormément de monde et on parvient à grande peine à se trainer vers un « point d’eau » pour y commander une vodka / Red Bull à 8,50€. Glup! ‘Ava, ‘ai plus soif maintenant ! Le premier changement qui frappe, ce sont les lustres accrochés au plafond. Plus important pourtant : une deuxième deejay booth à l’opposé de celle qu’on connaît, avec de toute évidence quelques dispositifs pyrotechniques et fumigènes, et des fans bien accrochés - presque collés, à retenir une envie de passer aux toilettes - qui semblent être présents depuis 23h afin d’être sûr de s’assurer une bonne place. On comprend que c’est là qu’Axwell mixera, mais on s’en rendra compte un peu tard. Du coup, on refait le tour de la salle pour se mettre à l’arrière de la salle, c’est-à-dire pour l’instant tout devant, mais à l’arrière quand Axwell mixera puis à l’avant quand il ne mixera plus. C’est clair, non ?





En plus du guest star, d’autres deejays soit de Legendz, soit des résidents du Noxx, étaient présents pour assurer le « show ». Il semble cependant tous qu’ils se soient tous mis d’accord pour jouer de la musique soporifique jusqu’à ce qu’Axwell commence son set, donc disons-le franchement : jusqu’à 1h30 du mat’, c’était inintéressant. Même les Blackwhited n’étaient que l’ombre d’eux-mêmes. 1h30 du mat’, c’est l’heure à laquelle Axwell a pris les commandes, soit 30 minutes de bonus par rapport à la timetable annoncée qui courait de 2h à 4h !

D’entrée de jeu, on a droit à « Greyhound » de Swedish House Mafia ! Pour ceux qui ont atterris à cette soirée un peu par hasard, chic type et très courtois, le deejay se présente : « I’m Axwell from the Swedish House Mafia ! » Si nous étions à une soirée hardstyle, il aurait ajouté en fin de phrase une référence plutôt crue à sa Maman que je me serais refusé de traduire. Le public se montre déjà réactif. Personnellement, je souffre d’un criant manque de place pendant une vingtaine de minutes, avant de saisir l’occasion de monter sur des estrades installés contre la deejay booth classique (située forcément tout devant, donc pour l’instant à l’arrière). De là, on n’y voit pas beaucoup le deejay, mais ce n’est pas grave car lui non plus ne nous voit pas puisqu’il a la manie de poser son casque devant ses yeux, ce qui l’oblige à relever la tête vers le plafond lorsqu’il souhaite nous voir.

Sa première heure contient des sons plus tech (tel « Bong » de Deniz Koyu) et semble plus propice aux IDs (dont une nouvelle d’Alesso), bien qu’entrecoupée de quelques succès. Ainsi, son remix d’ « In My Mind » tombe très vite. Tout le monde semble déjà fort bien le connaître, y compris les mecs en charge du show pyrotechnique qui se déchainent pendant ce morceau !
De la pyrotechnie au Noxx, dans un club à fortiori, c’est rare ! Pourtant, ici nous avions droits aux canons CO2, aux fireworks de toute sorte, aux confettis, à une distribution de tubes LEDs (remember la Swedish House Mafia à la dernière Tomorrowland), à des danseuses et danseurs dans des tenues médiévales, des lasers, et une rangée de spots supplémentaires derrière Axwell. Sans être surpris, on se rappelle que nous n’avions rien eu de tout cela lors de la venue d’Above & Beyond un vendredi au Noxx, voici deux mois, alors même qu’ils sont classés 5e au Dj Mag Top 100 soit 7 places devant Axwell !



La seconde partie du show d’Axwell monta encore le niveau d’un cran… Plus mélodique, Axwell n’eut de cesse d’enchainer de gros succès du moment et ceux à venir, quasi tous réinterprétés en mash up. Une instrumentale un peu trop « dub » ? Pas de soucis, une vocale acapella a été prévue par-dessus ! Très peu de tracks étaient jouées plus de cinq minutes. L’avantage est que ça claque non stop, sans temps mort, et cela contribue à nous laisser l’impression d’entendre un set unique, bourré de surprises, même si l’on reconnaît toutes les originales des tracks jouées. Je dirais que c’est d’autant plus profitable de connaître toutes les originales, car justement cela permet d’apprécier le travail de mash up réalisé. J’ai pourtant entendu un long set d’Axwell voici six mois, or je n’ai capté que peu de redondance. Du coup, on se demande toujours un peu quelle est la part entre les enchainements préconçus et ceux réalisés en live… Surtout, on se demande quelle est l’apport des deux autres membres de la Swedish House Mafia quand on voit ce qu’Axwell est capable de faire techniquement à lui tout seul. L’inconvénient paradoxal de cette manière de jouer est que – précisément – on ne bénéficie que rarement d’une track dans son entièreté, du coup il peut être décevant de constater que certains passages chouettes d’un morceau ont été zappés. Partant de ce constat, pour ma part j’estime que trop de mash up peuvent rapidement m’amener à un état de saturation, mais étrangement cela ne m’a aucunement dérangé pendant ce set.
Pour achever de nous laisser cette impression d’exclusivité, Axwell dispose de suffisamment de promos que pour conserver des sons frais par-dessus tous ces sons qui – pour moi – sont connus, et pour le commun des mortels sembleront juste très vaguement familiers.



Qu’importe la part de spectacle (entendez par là : de préconçu) dans ce set, quel spectacle ! Passé ce paragraphe plus technique que seuls les die hard fans comprendront, signalons une excellente présence du public très au taquet (pouvait-il en être autrement ?), récitant comme un seul homme les paroles de « Save The World », à même pour certains de reconnaître un « Atom » de Nari & Milani pendant son intro et – par-dessus tout – relançant fréquemment les « heyyyy hoooo » qui sentent bon la Tomorrowland et que j’ai la prétention d’estimer être un pur « produit belge », en tout cas c’est ce que j’ai fini par croire à force. Cela faisait plaisir de voir le Noxx autant animé ! Dommage de ne pas avoir eu le loisir d’entendre le nouveau titre de Swedish House Mafia en collaboration avec Usher, « Numb ».

Passé la performance d’Axwell, la salle se vide incroyablement vide, et ne reste que quelques warriors sur le dernier deejay set de la soirée : Nicolaz (si la timetable est restée correcte), résident du Noxx, qui pouvait enfin se lâcher.


Le Noxx s’est donc mis sur son 31 ce samedi soir pour une performance d’Axwell spectaculaire très entrainante, doublée d’un bon show qui nous ferait presque oublier le plafond de LEDs, et qui nous donne un petit aperçu de la folie qui s’emparera à nouveau de Boom le dernier week-end de juillet, pour ceux qui ont la chance d’en être. Un événement auquel Axwell n’a pas manqué de faire référence. Rappelons que, le week-end prochain, notre plat pays invitera trois autres invités de renom à Liège dans le cadre de la Legendz & Gooseberry Anniversaries : Afrojack, Hardwell et R3hab.


Tracklist, en vrac, sans tenir compte des mash up :
-    Swedish House Mafia – Greyhound
-    Swedish House Mafia – Save The World
-    Deniz Koyu – Bong
-    Nari & Milani – Atom
-    Miike Snow – The Wave (Thomas Gold Remix)
-    Diddy feat. Dirty Money - Coming Home (Dirty South Remix)
-    Hard Rock Sofa – Quasar
-    Axwell – Nothing But Love
-    Axwell – Heart Is King
-    Angello & Ingrosso & Axwell & Laidback Luke – Leave The World Behind
-    Ivan Gough & Feenixpawl feat. Georgi Kay – In My Mind (Axwell Mix)
-    John Dahlback – Life
-    Arty – Around The World
-    Deniz Koyu – Hertz
-    Coldplay – Every Teardrop Is A Waterfall (Swedish House Mafia Remix)
-    Swanky Tunes & Hard Rock Sofa – Phantom
-    Energy 52 – Café Del Mar
-    Steve Aoki – Ladi Dadi (Tommy Trash Remix Instrumental)
-    Etc.

Credits photos : Legendz (via le photographe Maxime Hacourt)
www.legendz.be
www.noxx.be
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