Tomorrowland & Dreamville 2012
Écrit par Reiko Mercredi, 01 Août 2012 14:52
C’est avec tristesse que nous tournons la page d’une nouvelle édition mémorable de Tomorrowland. L’une des plus grandes fiertés belges, élu récemment par ses fans « meilleur festival EDM (Electronic Dance Music) au monde » aux International Dance Music Awards 2012 dans le cadre de la Winter Music Conference de Miami, le festival aux 45 millions de vues pour son aftermovie 2011 et son million et demi de fans sur Facebook est à présent derrière nous. Cela signifie que ceux ayant eu la chance de pouvoir y participer ont à présent de nouveaux bracelets au bras, mais qu’il leur faudra attendre environ 360 jours de plus avant de revivre une telle expérience…
PROLOGUE
Que n’ai-je déjà dit ou écrit sur cette Tomorrowland ? Chaque année, je l’encense pour sa capacité à grandir admirablement bien. De 10 000 personnes en 2005 à 180 000 personnes aujourd’hui, d’un festival dominical à un week-end de 3 jours (4 en comptant le jeudi à Dreamville) et ce en l’espace de 8 ans, le succès de l’édition 2011 et la très forte présence des organisateurs sur les réseaux sociaux ont encore accéléré sa notoriété en 2012…de manière quelque peu disproportionnée. Nous en sommes aujourd’hui arrivés à un point où certains die hard fans l’estiment trop mainstream que pour continuer d’envisager de la faire, alors que parallèlement à cela ce festival brasse désormais un public beaucoup plus large, y compris un grand nombre de personnes peu familières avec l’univers EDM mais sincèrement tout autant enthousiastes. Tomorrowland popularise un style de musique qui pendant des années a fait de nous des marginaux, même s’il semble persister certaines branches de la musique électronique incomprises.
En tant que festivalier plus que ravi par cette expérience qui chaque année me comble au plus haut, la tâche sera difficile mais cette fois encore je vais m’efforcer de narrer mon parcours de la manière la plus objective possible…
VENTE DE TICKETS
Après une attente qui jamais ne parut aussi longue, enfin nous y sommes, le jour J est arrivé. L’excitation est grande pour beaucoup. Y être fut déjà un exploit en soi, compte tenu de la difficulté cette année pour acquérir un ticket. Pour rappel, conscient de l’engouement que prend leur bébé et soucieux de garder une forte présence belge à ce festival…belge, les organisateurs ont eu l’excellente idée – jugée raciste par certains – de découper la vente en deux jours. Ainsi, 40% des tickets étaient disponibles pour les Belges dès le 24 mars ; les 60% restants furent écoulés deux semaines plus tard pour la planète entière.
Si la première salve de vente fut totalement chaotique, tant d’un point de vue technique qu’au niveau de la communication gérée par le revendeur Timoco, générant des heures de files aux portes de la billetterie en ligne, la deuxième salve de vente assurée cette fois par Paylogic fut – elle – beaucoup plus cool. En l’espace de moins d’une heure, les 60% de tickets restants trouvèrent un acheteur lors de cette seconde salve, pour un pic de deux millions de clic lors de la mise en vente, donc logiquement presque autant d’infortunés…
DREAMVILLE
Dreamville est le nom officiel du camping Tomorrowland. Il est développé « à coté » de l’organisation Tomorrowland mais l’ambiance et la déco lui sont totalement fidèles ! Bref, Dreamville fait partie intégrante de l’expérience Tomorrowland. Pourtant, le camping est à la fois l’une des plus grandes forces et l’une des plus grandes faiblesses du festival…
Cette année, son prix fut augmenté de 10€, poussant le prix du ticket à 35€ par personne, ce qui dans l’absolu est très cher pour planter sa tente dans un champ. Dreamville offre cependant beaucoup plus que cela… Comme son nom l’indique, il s’agit d’une véritable petite ville, avec sa véritable boulangerie et sa main d’œuvre qualifiée travaillant la nuit (une nouveauté 2012 et du jamais vu à un festival !), son supermarché qui pourrait tout de même être un peu plus fourni (payement par carte uniquement), un stand déjà bien connu nommé « Tentenzo » rempli de fournitures de camping (votre matelas est troué ? vous manquez de chaises de camping ? vous avez oublié le déodorant ? pas de problèmes !), une zone barbecue, de nombreux bars et points nourriture avec les espaces tables et chaises nécessaires pour y déjeuner, et des stands originaux tels un bar à oxygène. A noter que, cette année, les tickets valides sur le camping l’étaient également sur le festival, y compris les tickets acquis avec un boozebag bien que le règlement du site stipulait l’inverse.
En outre, on y trouvait de nouveau un stand permettant de recharger tout équipement portable (des mobiles aux smartphones en passant par les laptops) pour un ou deux tickets, mais l’horaire d’ouverture était à ce point ténu qu’il y avait en permanence des dizaines de mètres de file pour s’y rendre ! Idem pour les douches, en permanence saturées, sauf si vous êtes apte à vous lever dès l’aurore. Ces dernières coûtant en plus 2€, beaucoup d’entre nous ont fait le choix de se laver à grande eau et au savon aux éviers. Si vraiment vous étiez très crade, vous pouviez envisager – à l’instar d’un des campeurs que nous avons croisé – de vous étaler de tout votre long en slip de bain dans ces éviers pour vous rincer abondamment en vidant toute l’eau du bac ! Au chapitre « propreté », ajoutons que les toilettes m’ont semblé être régulièrement vidées et rechargées en papier.
Il est franchement bon de se promener à Dreamville le long de ses longues allées hébergeant 35 000 personnes, actives jusqu’au bout de la nuit au grand désarroi de ceux ne sachant pas dormir avec trop de bruit. Cette petite cité bougeait en permanence ! Elle vivait ! Elle est devenue aussi très cosmopolite, avec une représentation de beaucoup de nationalités, et j’ai eu l’impression que cela a joué sur le nombre de jolies demoiselles présentes cette année dont aucune ne mériterait une cote inférieure à 6/10 ; impeccables jusqu’au réveil du petit matin à en croire les photos prises dans la presse quotidienne du camping. En effet, chaque matin, nous recevions gratuitement la presse, imprimée la nuit précédente avec beaucoup de photos réalisées sur le festival la veille ou au camping, ainsi que des interviews de deejays, les highlights de la journée à venir et quelques trucs et astuces pour le festival.
Bien sûr, cette année encore nous retrouvions le jeudi un stage nommé « The Gathering ». Y étaient présents : Dimitri Vegas & Like Mike en trio avec Yves V, Aeroplane, The Oddword, des animateurs de Stu Bru (Trash Radio), ou encore Readhead avec Tom Hades. Cela permettait de déjà se mettre dans le bain EDM dès jeudi, de 13h à 1h, sur du son essentiellement house et techno. Assurément un gros point fort de ce camping ! Dommage pour le volume sonore très faible, et sans rappels sous la grande tente située à quelques mètres de la deejay booth.
La diffusion d’un son EDM ne s’arrêtait pas à ce stage. En effet, autre point fort du camping : la retransmission non stop sur la bande FM et au sein du camping d’une « Radio Dreamville » mise en place par Stu Bru. Interviews d’artistes, rediffusion de livesets du festival, et une playlist à nouveau très riche en musique électronique alternative (c’est-à-dire autre que Levels d’Avicii ou Spaceman en version vocale de Hardwell) avec un zeste de rock et de dubstep accessible. Le studio était placé sur la « place » de Dreamville, là où se retrouvaient la majorité des supérettes, à l’entrée. En revanche, il valait mieux pour vous ne pas avoir planté sa tente sous un baffle de retransmission…
A coté de tout cela, suite à de nombreuses demandes, l’organisation a développé la notion de « group area » : il s’agissait d’une réservation de zones pour 10 (60m²), 20 (120m²) ou 30 (180m²) personnes, le tout situé au plus près du festival, juste à coté de l’entrée de Dreamville. Cette excellente idée avait toutefois un coût : respectivement 50€ - 100€ - 150€. Pour peu que vous ayez une zone complète, le prix par personne était dès lors de 5€, ce qui porte le coût total d’un ticket camping à 40€.
Concrètement, il était possible de réserver par exemple une zone de 10 pour 2 personnes, mais dès lors chacun devait s’acquitter d’un montant de 25€ par personne. Comme il semble irréaliste d’envisager de vérifier la composition de chaque groupe, j’en déduis – peut-être un peu naïvement – que cette mesure fut coûteuse dans l’unique but de modérer la chose, c’est-à-dire que seuls de vrais groupes postulent pour une zone groupe.
La mise sur pied de ces groupes fut toutefois quelque peu laborieuse, une demi-douzaine de mails de Dreamville adressé à chaque « organisateur » de groupe étant nécessaire afin de figer les conditions sine qua non pour l’acceptation à l’entrée de nos groupes ; des conditions parfois changeantes au fil du temps, jusqu’à deux jours avant le premier jour de Dreamville.
Au final, à l’entrée, cela s’est limité à une vérification de la validité des tickets, sans vérification des noms des groupes. C’était cependant préférable car le check-in – qu’il s’agisse de groupes ou non – a pu prendre près d’une heure, même en arrivant plus tard dans l’après-midi. Autre gain de temps plutôt risqué : la fouille inexistante ; pour ma part, on s’est contenté de me demander s’il y avait des bouteilles en verre dans mon sac, sans vérifier.
Coté fouille justement, le règlement disponible en trois langues sur le web permettait très exactement de savoir ce que vous pouviez prendre ou ne pas prendre. Il semblerait cependant que certains éléments étaient sensiblement différents d’une version à l’autre, à l’instar des drapeaux interdits en version française mais autorisés en version anglaise.
L’un dans l’autre, l’évolution de ce camping par rapport à l’an dernier n’est pas significative compte tenu de l’augmentation du prix sur une base déjà excessive. L’effort est cependant réel sur certains points, notamment la pose de planches sur la grande majorité du terrain du camping – c’était son plus gros point noir l’an dernier compte tenu des pluies, ou encore la présence de poubelles plus grandes avec sacs distribués gratuitement aux entrées et que le staff récupérait si vous les posiez aux abords des sentiers, ce qui aide à respecter le « keep it clean » projeté sur les écrans géants du site. On apprécie aussi la présence permanente de vigiles que vous pouviez aller trouver pour une intervention rapide en cas de « problèmes de voisinage », y compris des voisins qui sortent un gros soundsystem à 4h du matin.
Dreamville garde donc quelques points améliorables mais l’expérience qu’offre ce camping reste immanquable ! A titre personnel, sur une zone de 180m² où nous avons disposé une quinzaine de tentes et trois tonnelles en forme de rectangle un peu torché, nous étions plus que bien installés ! Et l’ambiance créée par cette entente communautaire de 4 jours qu’on ne saurait reproduire dans une chambre d’hôtel fait que, bien que nous fussions les plus proches du festival, nous n’y étions jamais avant au moins 14h-15h ! Sur les trente personnes de notre groupe, je n’ai même pas recroisé la moitié en festival… d’où l’importance du camping et l’importance d’y être dès jeudi, ce qui nous a permis de profiter pleinement de cette très (trop) belle journée ensoleillée à ~30°, du stage, et de notre trop plein de provisions camping…
TOMORROWLAND
Vendredi, nous empruntons une fois de plus mais pour la première fois cette année ce long sentier cloisonné d’un peu moins d’1km qui relie Dreamville à Tomorrowland. Même cette allée est décorée avec ampoules de fête foraine, lance-flammes et autres arbres artificiels baignant dans une lumière colorée. A mi-parcours, exit les snacks de l’an dernier (pour qui estime le trajet un peu long et aurait besoin d’un pit stop), cette fois vous tombiez sur une grosse structure Eristoff aux allures de maison hantée que nous n’avons cependant pas pris le temps d’explorer.
Aux portes du festival, cette année encore, la fouille est sommaire, bien que la SECU soit en nombre. Le troisième jour, je me suis d’ailleurs décidé à y rentrer en cachant une bouteille d’eau. Pas de distribution de timetable/floorplan de ce coté du festival.
Comme chaque année, nous découvrons la Mainstage de la plus belle manière qui soit : par le haut, celle-ci se découvrant petit à petit à chacun de nos pas. Que peut-on encore faire pour surprendre son public après la fabuleuse claque prise sur le Mainstage de 2010 et celle, dans une moindre mesure car elle s’en inspirait, de 2011 ? Repenser complètement sa structure. C'est ce qu'ID&T a fait. Nous voici aujourd’hui devant l’un des plus beaux Main de Tomorrowland mais aussi du monde ! Ja meneer ! Peut-être n’est-ce qu’une impression, mais il semble qu’elle ait encore été déplacée quelque peu sur le flanc gauche et offre dès lors encore plus d’espace. Il s’agit d’une énorme bibliothèque de gros livres reprenant des classiques de la littérature, surplombées par des chandeliers géants crachant d’impressionnantes flammes et servant de jets d’eau en même temps. Un énorme livre reprend le titre « The Book Of Wisdom » et est posé sur ce qui nous semble être nettement un rail. Et de fait, chaque jour vers 16-18h…ce livre s’ouvrait ! En plus de deux écrans de part et d’autres de la Mainstage, le livre lui-même est un double-écran sur lequel on retrouve diverses animations dont certaines donnent une incroyable impression de 3D, des prises de vue du deejay, et le plus fort : un visage numérisé ! Après plusieurs années de Mainstage avec un visage animé, de fait le retirer complètement aurait pu « froisser » les habitués, du coup on trouve cette idée de numérisation vraiment excellente !
Chaque Mainstage a toujours semblé être différente la nuit, et celle-ci n’y déroge pas. Sitôt la lumière du soleil s’estompant à l’horizon, de la lumière éclaire les balcons incrustés dans certains livres du Main, lui donnant une autre forme, l’impression d’être devant une petite cité éclairée. Parfois, des danseurs et autres troubadours sortent de ces balcons ou sautent sur l’un des livres mis à plat et servant de trampoline. Ils sont bien sûr habillés voire déguisés complètement dans le trip de farfadets et sorciers.
On est complètement abasourdi par cette imposante structure de 120m de long et de 138 540,7 kilos (dont 10 tonnes de matériels décoratifs, 4 tonnes de matériel audio et 3 tonnes de matériel vidéo de chaque coté du stage) qui a pris un mois à être assemblée. En dépit des spoilers ayant circulé allègrement sur le web, de visu on se prend une grosse claque et on ne peut qu’applaudir l’idée du grand livre qui s’ouvre chaque jour et se referme chaque nuit. Bien sûr, le showlight n’est pas en reste, avec une vingtaine de lasers. On garde le principe des intros féériques de l’an dernier.
Coté public, ID&T ayant du juger que la pelouse n'avait pas repoussé assez vite sur la colline cette année, ils en ont carrément fait amener ! Alors qu'à Dour, les organisateurs sont incapables de poser des planches quand on annonce des pluies des jours à l'avance au sein d'un mois complètement pluvieux, chez ID&T on se paye le luxe d'amener des mottes de pelouse sur la colline du Main pour être sûr de ne pas salir les fesses de ses festivaliers !
On poursuit notre visite du festival sous une météo rayonnante, bénis que nous sommes par le dieu kung fu. Deux jours plus tôt, ID&T annonçait en toute franchise quelles étaient les prévisions du week-end, et ils continuèrent de jouer les M. Météo via de nombreux panneaux d’affichage sur le site faisant défiler diverses informations utiles dont précisément l’évolution attendue du temps, ou encore le fait que le parking de Dreamville est fermé de 23h à 3h du matin. Très concrètement, nous avons bénéficié d’un week-end magnifique voire trop magnifique ! Nous revenions de loin : pluie annoncée samedi et dimanche, et gros orage le vendredi. Ce dernier s’est transformé en une petite pluie ridicule et courte après deux jours consécutifs de température flirtant avec les 25-30°, tandis que samedi et dimanche furent plus frais mais presque toujours ensoleillés et sans pluie. David Guetta aura été le malchanceux récoltant l’averse du dimanche.
L’organisation a dû s’enthousiasmer un peu trop vite cependant, puisqu’il nous a été très difficile de nous procurer des ponchos aux bars lorsque le besoin s’en est fait ressentir… Tous les bars n’en avaient pas, et les autres tombaient très rapidement à court.
On passe derrière le Mainstage. A l’arrière de cette immense structure – masquée par de gros panneaux verts, et c’est toujours plus joli que d'apercevoir des barres métaliques – se trouve un couloir dans lequel on retrouve les panneaux montrant les Mainstage des précédentes éditions que nous revisionnons avec un brin de nostalgie, essayant de juger quelle fut la « moins belle Mainstage ». A noter que c’est la première année que Tomorrowland impose vraiment un thème, « The World Of Wisdom » et sa bibliothèque qui se retrouve un peu partout. On retrouve des étagères de livres sur certains bars très bien décorés, et les bars Mojito (ce sont toujours les seuls coktails disponibles, si l’on excepte le bar à cocktails présent en VIP) utilisent des glaçons en forme de papillons à l’image du logo de cette année.
Les 9km d’allées sur 75 hectares reliant les 16 podiums du site sont tous décorés, et il faut franchement prendre le temps de s’arrêter pour pouvoir admirer toute la beauté et la précision de la déco. Certains éléments sont repris des années précédentes, tels les portiques surplombant les ponts ou l’arbre bleu dont les branches ont des extrémités cubiques fluo, mais cela ne dérange aucunement car quelque part on y retrouve ce faisant l’ « empreinte » Tomorrowland. En revanche, le Café D’Anvers est strictement identique à l’an dernier et ça c'est un peu fort.
Voyez-vous ces feuilles de nénuphars au loin sur l’eau qui font office de fontaine ? Avez-vous trouvé cette petite grotte kitsch faisant office de stage ? Avez-vous vu le stage sombre de Desperados très bien aéré qui diffusait un reportage animalier sur écrans géants ? Avez-vous constaté que le stage Super You&Me était décoré de superhéros grimpant aux poteaux et que Mario & Luigi y ont joué, ainsi que Batman / Superman / Spiderman ? Vous êtes-vous fait une petite glissade sur la piste d’eau de Coca-Cola ? Avez-vous été faire un tour du coté de la maison Bacardi ou sur le Grand Theatre de Radio Ultra Modern où vous pouviez vous reposer tout en écoutant un air de jazz ? Avez-vous testé la simulation de saut en parachute de Peugeot ? Êtes-vous allé vous faire masser gratuitement avant ou après un bon jacuzzi ? Qui a (re)testé l’église « Church Of Love » et ses nones peu sages ? Comment se débrouillait Mario à la console sur le stand Wii ? Avez-vous reçu un masque en forme de soleil sur la « 2e Mainstage » ? Vous êtes-vous demandé pourquoi il y avait tant de bulles de savon au-dessus de la colline du Mainstage et si cela ne provenait pas des champignons géants ? Vous êtes-vous fait « mitrailler » par un hélicoptère déversant des pétales de roses ? Etiez-vous présent devant le logo Tomorrowland géant en bois lorsque des acrobates à tête de cochon sont venus y jouer du cerceau ? Êtes-vous passé par le pont surplombé par des lance-flammes s’activant inopinément ? Vous êtes vous fait livrer un gros livre Tomorrowland à domicile avec votre photo ? Tout cela, c’est Tomorrowland ! Certains éléments se répètent, mais le souci du détail est poussé à son paroxysme et cela dépayse complètement ! Nous sommes ici en plein monde parallèle développé avec un perfectionnisme et une passion palpable qui explique – en partie – l’augmentation de 35% du ticket combi de cette année. Cela va jusqu’aux toilettes à chasse d’eau installées dans des refresh points qui se sont généralisés sur le site avec déodorant et gel offert. Pour les collectionneurs, il était possible d’acheter en prévente le boozebag qui contenait cette année, en plus de vos 35 tickets boissons / nourriture dorés (également disponibles via les automates), une petite sacoche à sous très belle accompagnée d’un petit livret rouge et doré contenant timetable et floorplan. Pas de necklace cette fois, mais celui-ci était disponible aux stands merchandising, lesquels vendaient également des casquettes, des sweats (65€ !), t-shirts (35€ !) et autres goodies confectionnés pour la deuxième année consécutive par la marque de renom Le Coq Sportif.



Pour ma part, je prends un énorme plaisir à me promener sur ce site, désormais sans floorplan, sachant exactement m’y retrouver, comme si je retournais dans la ville de mon enfance un an plus tard…avec beaucoup de souvenirs des années précédentes, et ceux de l’édition en cours qui ne s’accumulent qu’une fois le festival clôturé.
Le « second Mainstage » est plus beau que certains Mainstages d’autres festivals ! On y retrouve notre soleil-visage animé de 2010, épinglé sur un château oriental comme l’an dernier bien que ce dernier soit différent, et le rendu est TRES impressionnant, plus particulièrement avec l’énorme grande roue (la plus grande d’Europe ; 60m), gratuite, illuminée le soir bien sûr, et offrant une vue imprenable sur le festival. Ce stage bénéficiera également d’un excellent showlight et de lasers. On y trouve de la techno vendredi et dimanche (Carl Cox & Friends / Dave Clarke Presents) et de la trance le samedi (Pauk van Dyk Presents Evolution). Derrière la régie s’alignent bancs et chaises pour vous y poser à votre aise en dégustant une « crasse » de votre choix.
Le stage Q-Dance, en revanche, a cessé de reprendre les décos Mysteryland datées d’il y a deux ans, mais ce qu’il nous ont ici construit fut nettement moins beau que d’accoutumée, bien que je n’ai pu voir son rendu de nuit…
L’an dernier, j’avais retenu que RTL-TVI comparait Tomorrowland à un Disneyland musical, évoquant « Alice Aux Pays De La Musique ». Une comparaison mainte fois reprise cette année par la presse traditionnelle et qui prête à sourire, mais je n’ai toujours pas trouvé mieux pour décrire la magie de Tomorrowland !
Etonnamment, un des points qui semble avoir déçu cette année, c’est la line-up de cette édition. Elle parait plus redondante par exemple concernant certains headliners en closing (coté Mainstage, mais aussi Carl Cox / Richie Hawtin / Sven Väth tous vus en 2011), et moins forte que les années précédentes, notamment par rapport à l’an dernier où nous ne savions plus où donner de la tête. Peut-être est-ce davantage une impression partagée qu’un point qui puisse être solidement argumenté…
Ce qui a concrètement surpris cette année, ce sont les répétitions de deejays, surtout de deejays qui ont déjà joué plus d’une fois l’an dernier :
- Chuckie x2 (Mainstage le samedi, Dirty Dutch vs. Smash The House le dimanche)
- Steve Aoki x2 (Dim Mak Fight Club le vendredi, Mainstage le samedi)
- Joachim Garraud x2 (Dim Mak Fight Club le vendredi, Dirty Dutch vs. Smash The House le dimanche)
- Dimitri Vegas & Like Mike x4 (Dreamville Gathering le jeudi, Mainstage le samedi, Dirty Dutch vs. Smash The House le dimanche, et dans un avion Brussels Airlines mais nous y reviendrons)
- Yves V x3 (Dreamville Gathering le jeudi, V Sessions le samedi, Mainstage le dimanche)
- Dave Lambert x4 (Mainstage le vendredi, Cafeina le vendredi, Samsung Galaxy Forest le samedi, Pearl le dimanche)
Relativisons toutefois en précisant que, pour les Belges, il s’agit d’une ENORME line-up qui se déroule dans le meilleur festival du monde à juste quelques kilomètres de leur domicile ! Aussi, si une line-up telle celle de Creamfields, Global Gathering, l’Electric Daisy Carnival ou encore l’Ultra Music Festival impressionne, ces dernières sont bien moins variées qu’à Tomorrowland qui propose house / electro / trance / hardstyle / psy trance / dubstep / techno / tech-house / progressive / dance ’90 et beaucoup d’autres genres, chaque style présentant l’une ou l’autre pointure à coté de plus jeunes artistes. Le Mainstage lui-même oscillait entre headliners et newcomers intéressants tels Cazzette (deux deejays qui portent réellement une cassette audio en guise de tête), Qulinez, R3hab, AN21,…
S’il peut être décevant de revoir une clôture de Mainstage sur David Guetta, Swedish House Mafia ou encore Avicii, l’avantage des trois jours est que cela permet de varier chaque clôture de Mainstage entre quasi résidents et nouvelles têtes.
Ainsi, le vendredi sur le Mainstage fut le plus original. Alesso a beaucoup plu dans le style house mélodique et suédois accessible. Fatboy Slim était très attendu et, si certains en ressortent déçus, pour ma part je ne peux que saluer l’homme en short et en chemise hawaïenne – pieds nus – pour un set pointu techniquement et riche en bonne house parfois tech-house d’un style que très peu de deejays jouent, et cela fit un bien fou de varier ! Il a joué beaucoup de ses gros succès, parfois vieux de plus de 10 ans, mais dans des a capella très bien placées ou via des remix. Assurément le meilleur liveset du week-end pour ma part, venant d’un deejay que vous n’êtes pas prêt de revoir ! S’en est suivi Avicii, et ce fut un mauvais choix de timetable… Il aurait du suivre Alesso et ce serait bien mieux passé. Il joua un set techniquement plus construit qu’à son habitude et moins commercial, au démarrage assez progressif suivi par quelques tracks qui firent mouche dont pas mal de ses prods dans la seconde partie, mais au final il n’a pas convaincu comme l’an dernier. Il fut à l’image du feu d’artifice lancé pendant son set : disparate. En effet, nous avions droit à quelques fireworks par track puis plus rien jusqu’à la suivante. Le set d'Avicii n'était pas fondamentalement mauvais, juste moins complètement mélodique qu'à son habitude et surtout placé à un mauvais moment de la soirée, entre deux deejays au style très différent.
Pour boucler le vendredi, les Bloody Beetroots furent un excellent choix original, pour autant qu’on apprécie l’electro ici brute et puissante, parfaite pour terminer la soirée. Si vous avez l’occasion de les voir en liveset et non pas en deejay set comme ici, ne les manquez pas ! L’expérience est bien plus intéressante, plus rock et très différente.
Outre Martin Solveig (à nouveau en mode crowd surfing) et Dimitri Vegas & Like Mike (dont les grands-parents de ces deux stars de Boom étaient présents sur site !), les headliners du vendredi étaient Skrillex et Swedish House Mafia. Le premier était très attendu, car sa popularité est grande, la dubstep sur un Mainstage de Tomorrowland est quelque chose d’inédit, et il se fait rare en festival. Son set - pas tellement dubstep en fait - n’aura pas déçu, et à nouveau on apprécie le vent d’air frais qu’il souffle sur le Main avec son style particulier. Les deuxièmes étaient très attendus puisqu’ils ont récemment annoncé leur séparation, ce qui faisait de leur set un immanquable, une sorte d’adieu. Cependant, eux aussi furent décevants par un set qui jamais ne décolla vraiment, mais surtout un manque d’audace dans leurs transitions et tracklisting. Ils nous ont paru beaucoup plus fous l’an dernier, avec des mash up peut-être pas toujours réalisés en live bien qu’on y croyait, mais tout de même beaucoup plus cinglants que ce à quoi nous avons eu droit cette année. Il leur manquait vraiment ce grain de folie propre à leur trio… Pour leur final, en revanche, le feu d’artifice semblait être synchronisé sur un court CD prémixé. Sans égaler le cultissime final sur Moby en 2009, cette synchronisation audio / fireworks donna lieu à un spectacle visuellement très impressionnant, bien loin de ce que nous avions eu un jour plus tôt.
Le dimanche sur le Mainstage est classiquement le soir de la prestation de David Guetta, ici terminé par Steve Aoki, ce qui est également plus conventionnel (quatrième prestation en deux ans). Certains perdent leur temps à critiquer la nième présence de David Guetta et la coupure de courant qu’il a du subir, sans que cette faute ne lui soit imputable (ce qui a permis à 35 000 personnes d'entonner "Hey Baby" de Dj Ötzi en a capela et cela reste franchement bluffant), alors qu’il y a tellement à faire à Tomorrowland ! Nous avons clôturé le dernier jour sur la « 2e Mainstage » face à Dave Clarke (techno) en mode boules quiès bien loin dans le conduit auditif et du gros son sur un feu d’artifice époustouflant, et cela a donné lieu à notre deuxième meilleur set du week-end ! On ne s’attendait pas à autant ! C’est là une autre façon de clôturer une Tomorrowland, mais vous auriez également pu le faire chez Q-Dance, sur le Café d’Anvers, ou encore en Trance Addict…
Il m’est impossible de vous retracer tout mon parcours musical car ce reportage tire déjà trop en longueur et cela ne serait de toute façon pas représentatif par rapport à l’expérience d’autres clubbeurs qui ont pu vivre une journée totalement différente de la mienne musicalement parlant, en en profitant tout autant voire plus. En vrac, je me contenterai donc de souligner les performances de Sander van Doorn pour sa technicité et son choix de tracklisting, les « superhéros » Superman / Batman / Spiderman (respectivement Laidback Luke / Martin Solveig / Chuckie) pour leur set complètement fou bien pêchu et comportant une petite touche de dubstep, Laidback Luke seul qui fut parait-il excellent même si je n’ai pu le voir, et pour cause car je profitais du set de l’Américain Porter Robinson que j’attendais impatiemment et qui est parti dans tous les sens comme je l’espérais (trance, house, dubstep, electro), ou encore un Hardwell qu’on n’attendait pas aussi bon et surprenant juste un mois après l’avoir vu au Summerfestival.
Les deejays eux-mêmes prennent beaucoup de plaisir à cette Tomorrowland. On a vu David Guetta être rejoint par Afrojack et Nicky Romero, ce dernier étant lui-même rejoint pendant son set par Headhunterz pour un remix hardstyle. Coone, lui, fut présent en Mainstage pendant le set de Dimitri Vegas & Like Mike afin de présenter un nouveau titre house/hardstyle. Le dimanche, sur le stage Smash The House vs. Dirty Dutch, c’est Redfoo du groupe LMFAO qui s’est invité face à un soudain très gros attroupement devant lui !
La satisfaction qu’on retire d’une journée Tomorrowland va de pair avec la frustration d’être passé à coté de beaucoup de bonnes choses, d’avoir été trop dans un style et pas assez dans d’autres, d’avoir zappé des deejays intéressants, des newcomers ou des live acts plus particuliers, de ne pas avoir vu assez certains amis…
Tomorrowland est devenu un événement extrêmement populaire. Avec la bière, le chocolat et les frites, il permet aux internationaux de situer la Belgique sur une carte du monde et l’on peut être fier d’héberger un tel festival si près de chez nous ! Il ne sera peut-être plus notre apanage très longtemps, puisque la demande très forte pourrait logiquement l’amener à s’exporter dans d’autres pays… Même la presse traditionnelle, qui a commencé à s’y intéresser véritablement l’an dernier, lui donne désormais une impressionnante couverture.
La conséquence que l’on peut entrevoir d’un tel engouement populaire est qu’il ne subsiste plus qu’un public pour la Mainstage. ID&T a tenté – avec ses partenaires – de combattre ce phénomène en permettant à quelques puristes d’obtenir un ticket après le sold out, mais je ne m’étalerai volontairement pas sur ce point.
Il est un fait que le Main était bien plus rapidement noir de monde que les années précédentes, et ce dès les premières heures. Certaines scènes furent même choquantes : lorsque, le vendredi soir, les Bloody Beetroots succédèrent au très populaire Avicii, il fallut moins d’une minute pour que la fosse se vide d’un bon tiers, ne laissant aucune chance aux deejays suivants ! Même scénario le dimanche, sous la tente Pearl, lorsque Sander van Doorn termina son set au profit de Roger Sanchez. Seulement…ce dernier jouait pile en même temps que David Guetta, d’où un gros mouvement de foule soudain vers la sortie. Aussi, traverser le festival pendant le set de Skrillex se révélait plus rapide qu’à l’accoutumée.
Ces quelques extrêmes misent à part, générées par les big guns de la line-up, la magie du festival opère et les gens restent suffisamment curieux que pour envahir toutes les scènes, jusqu’aux plus éloignées telles la tente Desperados plutôt bien remplie lorsque nous y sommes passés. Signalons d’ailleurs qu’il n’y a aucun soucis à circuler parmi ces 60 000 personnes car, dès qu’une allée est trop chargée, un sens giratoire est instauré afin de fluidifier le trafic.
Tout comme l’année dernière, il est très plaisant de constater que l’ambiance est omniprésente à ce festival, que vous soyez sur un set sur la grosse Mainstage ou dans une ambiance techno chez Dj Rush très bien suivi par ses fans en pleine après-midi. Vous ne me croyez pas ? Jugez-en par vous-même sur cette vidéo tirée d’un stage dont vous aviez probablement oublié jusqu’à son existence…le Samsung Galaxy Secret Forest.
Compte tenu du prix du festival et de son incroyable popularité, j’ai tenté de me montrer critique sur les points qui pouvaient encore être améliorés, mais gardez à l’esprit que nous frisons ici la perfection ! Il n’est absolument pas acquis que vous sachiez vous (re)procurez un ticket l’an prochain…mais je le souhaite à tout un chacun. L’expérience est immense, le dépaysement est sidérant sur le moment même puis très perturbant une fois le festival terminé. Pour peu que vous soyez un tant soit peu éclectique, il y a beaucoup à découvrir sur les terrains de De Schorre, et ID&T place sincèrement beaucoup d’efforts dans chaque élément développé aussi anecdotique puisse-t-il être, tombant souvent et volontairement dans la démesure pour créer un univers magique cette année surplombé par une grande roue féérie. Le public suit cette démesure et se révèle complètement fou, presque autant imaginatif qu’ID&T pour se montrer original, et contribuant de beaucoup à toute cette « madness » qu’est Tomorrowland ! Lorsque le parc revêt son habit de nuit, c’est une explosion de lumières (visuels, pyrotechnies, confettis, etc.) qui se déverse sous nos yeux.
LES EXTRAS
Tomorrowland 2012, c’est une équipe de 3 000 personnes par jour de festival, 5 000 m² de bannières, et 76 nationalités. De fait, nous avons vu énormément de drapeaux tout au long du festival ! Les pays couverts sont les suivants : les Emirats Arabes Unis, l’Argentine, l’Autriche, l’Australie, la Belgique, la Bulgarie, le Bahreïn, le Brésil, le Canada, la Suisse, les Îles Cayman, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, la République Tchèque, l’Allemagne, le Danemark, l’Equateur, l’Estonie, l’Egypte, l’Espagne, la Finlande, la France, la Géorgie, Gibraltar, la Grèce, la Croatie, Hong Kong, la Hongrie, l’Indonésie, l’Irlande, Israël, l’Île de Man, l’Inde, l’Islande, l’Italie, les Etats-Unis, la Jordanie, le Koweït, le Kazakhstan, la Litanie, le Sri Lanka, la Lituanie, le Luxembourg, la Lettonie, Malte, le Mexique, la Malésie, les Pays-Bas, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, les Philippines, le Pakistan, la Pologne, Puerto Rico, le Portugal, le Qatar, la Roumanie, la Serbie, la Russie, l’Arabie Saoudite, la Suède, Singapore, la Slovénie, la Slovaquie, le Salvador, la Thaïlande, la Turquie, l’Ukraine, les Royaume-Unis, l’Uruguay, le Venezuela et l’Afrique du Sud.
Tomorrowland 2012, ce fut aussi une retransmission Youtube en live les trois jours, avec retransmission de livesets mais aussi reportages et interviews, pour un coût d’un demi-million et une équipe de 170 personnes. Un très grand nombre de vidéos (une centaine !) sont d'ailleurs déjà disponibles sur le channel officiel, et là on bat des records de vitesse incroyable ! Le livestream en lui-même a totalisé 7,933,661 vues (et 600.000 commentaires via Google+, Twitter et Facebook), les pays en totalisant le plus sont notamment le Brésil, le Mexique, les Etats-Unis et l'Argentine. Aujourd'hui, le channel compte plus de 200 000 abonnés, alors qu'il a été créé il y a peu. Channel officiel : http://www.youtube.com/user/TomorrowlandChannel
Tomorrowland 2012, c’est encore un acheminent de 3 000 festivaliers en provenance de grandes villes européennes et internationales telles New York, affrétés dans 15 avions de la compagnie Brussels Airlines décorés pour l’occasion, et dont certains proposaient des deejays de renom pour vous accompagner en musique pendant le vol. Tous ces avions ont atterri à Zaventem en apercevant un croud circle dessiné sur le sol !
Vous pouviez vivre ce festival normalement, ou le vivre en mode VIP, notamment grâce aux concepts « easy tent » ou « mansion » de Dreamville ou encore en mangeant dans un restaurant étoilé sur la colline du Mainstage, ce que par ailleurs nous avons fait pour 30€ et – si c’est ce que vous recherchez – cela en valait honnêtement le coup ! Une vue imprenable sur le Mainstage, et un repas plutôt consistant. En voici d’ailleurs le menu, en néerlandais uniquement :
- Entrée : cannelloni van rundfilet met spinkrab mayonaise van limoen en sojagelei
- Plat n°1 (au choix) : gepocheerde hoeve eitje met asperges en tijmboter, crumble van ajuin
- Plat n°2 (au choix) : nobashi garnalen met zoetzure tomaatjes, tomatenwater, vinaigrette van basilicum en avocadocrème
- Plat n°3 (au choix) : bressekip met jonge groentjes, gemarineerde mousserons met yuzu, luchtige mousse van aardappel en olijfolie.
- Vin n°1 (au choix), un verre : Bains Way Chenin Blanc 2011 (witte wijn)
- Vin n°2 (au choix), un verre : Bains Way Pinotage/Viognier 2010 (rode wijn)
- Un verre d’eau.
- Pain à volonté.
Même les deejays semblaient être gâtés, avec notamment une retransmission sportive dans la voiture les emmenant vers le festival… Ci-dessous, voici ce à quoi à eu droit Steve Angelo.

Facebook Fanpage Officielle
Channel Youtube Officiel
Photos Be-Dance du vendredi
Photos Be-Dance du samedi
Photos Be-Dance du dimanche
Sources photos (outre Be-Dance) : Facebook Fanpage Officielle, Scamelot, amis et autres.
Visite des lieux avant le festival par Dimitri Vegas & Like Mike (reportage MTV)
Tomorrowland dans Trends Tendance (must read !)
Tomorrowland dans le JT de la RTBF
Tomorrowland dans le JT de RTL-TVI
Tomorrowland dans La Dernière Heure
Tomorrowland en vidéo dans La Dernière Heure (voyage avec Brussels Airlines)
Tomorrowland en vidéo dans La Dernière Heure (ambiance du festival)
Tomorrowland dans Vers L'Avenir
Reportage Be-Dance Tomorrowland & Dreamville 2011
Reportage Be-Dance Tomorrowland & camping 2010
“The world’s biggest music festival” – The Huffington Post “
The biggest, most popular and most comprehensively staged music festival of its kind in the world” – LA Times
“It's rather difficult to imagine a festival getting any more momentous” – GQ India
"HOME AGAIN…
At one stage on the first day, a shirtless punter was seen wandering around the mainstage with a sign raised above his head, posing the question: “Is there life after Tomorrowland?” Indeed, after three days of that, going back to everyday life feels more than a little strange. What happened to all the colour, the excitement, the Ferris Wheels? The candy cane arches on every bridge you walk over? The giant mushrooms emitting bubbles into the air? Where happened to two guys pushing around the bubble-making machines?
The biggest achievements of Tomorowland are simultaneously the ridiculous level of spectacle, the incredible detail in the set-up that creates a cohesive fantasy world at every step, as well as being the ultimate salute to those who enjoy a genuine spectrum of different dance music. There’s something special about the fact that Dave Clarke, David Guetta and Josh Wink can all be playing at the same time, each with a set-up that’s equally as spectacular in its own way, and that these worlds can all exist alongside each other.
Most would struggle to even describe the dizzy journey that they went on over the three days. A week later, and you’re still dreaming about Tomorrowland. A return down the rabbit hole to Boom’s De Schorre National Park in July 2013? Yes please." InTheMix.com.au
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